Anderson : une intégration en douceur
Josh Anderson s’est rapidement senti à l’aise avec le Canadien

Jean-François Chaumont
Josh Anderson n’avait jamais expérimenté la réalité d’une transaction. Dans la Ligue junior de l’Ontario, il avait joué ses trois saisons avec les Knights de London. À ses six premières années dans la LNH, il avait uniquement connu l’environnement des Blue Jackets de Columbus.
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En plus de la capitale de l’Ohio, le gros ailier droit avait visité les villes de Springfield et de Cleveland, à l’occasion de passages dans la Ligue américaine à ses débuts dans l’organisation des Jackets.
Le 6 octobre dernier, Anderson a encaissé le choc d’un échange pour la première fois. Il est passé au Canadien en échange d’un ami et ancien coéquipier des Knights de London, Max Domi.
Près de quatre mois plus tard, l’Ontarien de 26 ans se dit complètement intégré à sa nouvelle équipe. Pour accélérer son sentiment d’appartenance, Marc Bergevin lui a consenti un contrat de sept ans et 38,5 millions (5,5 millions en moyenne) seulement deux jours après son acquisition. Ça ne nuit pas à l’enracinement.
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Bon noyau
Sur la glace, Anderson a rapidement trouvé ses repères aux côtés de Nick Suzuki et de Jonathan Drouin. À son premier match avec le Tricolore, il a marqué deux buts dans un revers de 5 à 4 en prolongation contre les Maple Leafs à Toronto. Comme entrée en scène, c’était difficile d’imaginer mieux. Après six matchs, l’ailier de 6 pi 3 po et 226 lb a amassé quatre points (3 buts, 1 passe) et il présente un différentiel de +2.
« Je m’attendais à ce que ce soit plus difficile, a dit Anderson mercredi, à la veille du match contre les Flames au Centre Bell. Mais la transition est tellement facile. Je le dis depuis le premier jour. Les gars sont géniaux, c’est un groupe vraiment soudé. Ils m’ont bien accueilli. Le voyage (pour amorcer la saison) a aidé aussi. Nous avons passé les deux premières semaines loin de Montréal, mais j’ai l’impression d’être ici depuis un an déjà. C’est vraiment bien. J’ai hâte à plusieurs autres années avec cette équipe. »
Anderson n’a rien d’une bibitte rare dans le vestiaire du Tricolore. Les Jake Allen, Joel Edmundson, Tyler Toffoli et Corey Perry ont aussi réussi à se fondre rapidement dans leur nouveau décor.
« Il y a un bon noyau de vétérans au sein de l’équipe, a expliqué Claude Julien. Quand les nouveaux arrivent, les gars font du bon travail pour les faire sentir à leur place. C’est la même chose pour les coachs. On s’assure de jaser avec eux, on leur montre ce qu’on fait comme équipe. Mais il y a plusieurs choses qui doivent tomber en place pour qu’ils se sentent à l’aise. Ça vient de tout le monde. Ça part de l’organisation qui les accueille et qui les aide avec leur déménagement à Montréal. Le crédit revient à toute l’organisation pour l’intégration des nouveaux. »
Vestiaire spécial
Anderson participera ce soir à son premier match sur la glace du Centre Bell avec l’uniforme du Canadien sur son dos.
« Ce sera bien d’être de l’autre côté cette fois-ci, a mentionné le numéro 17. Dans les circonstances, sans les partisans, ce sera différent. Mais je vais prendre ça comme un autre match. On a patiné mercredi au Centre Bell pour un entraînement. Juste là, j’ai trouvé ça excitant de voir le vestiaire et toute l’histoire liée à l’équipe. J’ai hâte à mon premier match. »
Avant l’entraînement de mercredi au Centre Bell, Anderson n’avait jamais mis les pieds dans l’enceinte de la rue Saint-Antoine comme membre du Canadien. Il avait juste vu le vestiaire de l’équipe à Brossard.
« J’ai trouvé ça un peu compliqué de trouver le stationnement, mais à part cela, j’ai vraiment aimé l’expérience, a-t-il répliqué. Quand je marchais dans le vestiaire, je me perdais un peu dans mes pensées. C’était spécial. Il y a une riche histoire. Je regardais les photos des anciens du Canadien, je regardais les nombreuses répliques de la coupe Stanley. J’étais émerveillé. Je n’ai pas parlé lors des dix premières minutes après mon entrée dans le vestiaire. »
De bons mots pour Tortorella
Le lendemain de son échange au Tricolore, Anderson avait tenu un discours très élogieux à l’endroit de John Tortorella. S’il est resté assez muet sur la transaction entre les Jets et les Blue Jackets impliquant notamment Pierre-Luc Dubois et Patrik Laine, l’ailier droit a encore une fois envoyé des fleurs à l’entraîneur-chef des Blue Jackets.
« Comme je l’ai souvent dit, Torts est tout un coach. Je l’ai aimé. Il est un entraîneur honnête, tu sais à quoi t’en tenir. Il se soucie du bien-être des joueurs. Parfois, il passe pour le méchant, mais il est là pour t’aider. J’ai appris beaucoup à ses côtés. »