Juste deux victoires
«On est assez intelligents pour savoir qu’on a besoin de quatre victoires pour gagner une série» — Eric Staal

Jean-François Chaumont
Eric Staal avait seulement 21 ans quand il a brandi la coupe Stanley au-dessus de sa tête. C’était en 2006 avec les Hurricanes de la Caroline. Dans cette longue route vers la finale, Staal et les Hurricanes avaient éliminé le Canadien au premier tour des séries.
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Pourquoi ressortir la victoire des Canes aux dépens du CH en 2006? Il y a une raison fort simple. Le Canadien avait remporté les deux premiers matchs de cette série à Raleigh, en Caroline du Nord, avant de perdre les quatre matchs suivants. Une élimination en six matchs après une avance de 2 à 0.
Quinze ans plus tard, le Tricolore a fait subir le même sort aux Jets en remportant les deux premiers matchs d’une série sur la route. Mais maintenant, la nouvelle équipe de Staal cherchera à éviter le piège d’un excès de confiance.
«On est assez intelligents pour savoir qu’on a besoin de quatre victoires pour gagner une série. On est juste à deux, a affirmé Staal à quelques heures du troisième match contre les Jets, un premier au Centre Bell. Il s’agira d’un gros test mentalement et physiquement ce soir.»
«Collectivement, on a un bon groupe, a ajouté le numéro 21. On restera prêts. On en parlera avant le match, on va se dire ce qu’on a besoin d’accomplir pour gagner. On pense à notre première présence. C’est toujours un défi de gagner quatre matchs. On a l’occasion de faire mal aux Jets ce soir.»
Dominique Ducharme, quant à lui, a regardé dans son propre miroir pour garder ses joueurs aussi affamés.
«On était de l’autre côté où on tirait de l’arrière au premier tour, a-t-il affirmé. On connaît ce sentiment. On ne veut pas faire une erreur et croire qu’on est rendus. On a appris beaucoup de notre expérience du premier tour contre les Leafs.»
L’expérience rapporte
Très critiqué lors de ses premiers jours à Montréal, alors qu'il a terminé l’année avec seulement trois points (2 buts, 1 passe) en 21 matchs, Staal a redoré son blason depuis le début des séries avec six points (1 but, 5 passes) en huit matchs. Le centre de 36 ans a retrouvé sa touche offensive malgré un temps de jeu moyen de 11 min 18 s.
«Nous avons six victoires et encore d’autres à venir. Peu importe le rôle qu’on me donne, je ferai de mon mieux. Je ne me soucie pas de mes chiffres, a répliqué Staal. Je veux juste gagner. J’ai du plaisir, je joue avec de bons joueurs. Je me concentre simplement à aider l’équipe pour rester dans la colonne des victoires.»
Dominique Ducharme a trouvé une bonne combinaison depuis le quatrième match face aux Leafs, en utilisant Staal au centre de Joel Armia et Corey Perry.
«Ce n’était pas évident pour les gars qui arrivaient à la date limite des transactions, a mentionné Ducharme. Vous connaissez la situation de cette année, c’était encore plus difficile. Tranquillement, on voyait des signes avec Staal. Mais quand tu rentres en séries, ils savent que c’est la vraie saison. Ils veulent faire une différence. Il est reparti à zéro. Son temps de jeu, des fois plus ou moins. Il peut jouer dans des moments importants, protéger une avance en fin de match, aider au cercle des mises en jeu. Il a tellement d’expérience, il sait comment réagir dans les situations critiques. Heureux de la façon qu’il joue et de sa présence pour le groupe.»
Dans le camp des Jets, Paul Stastny a participé à l’entraînement matinal de son équipe. Paul Maurice n’a toutefois pas confirmé son retour, parlant d’une décision d’avant-match.
La formation probable pour ce troisième match
Lehkonen-Danault-Gallagher
Toffoli-Suzuki-Caufield
Byron-Kotkaniemi-Anderson
Armia-Staal-Perry
Chiarot-Weber
Edmundson-Petry
Kulak-Gustafsson
Price