Zelensky à Boutcha: des «crimes de guerre» qui seront reconnus comme «génocide»

AFP

2022-04-04T08:45:05Z
2022-04-04T14:19:38Z

AVERTISSEMENT: Cet article contient des photos bouleversantes qui pourraient ne pas convenir à certaines personnes.


BOUTCHA | Le président Volodymyr Zelensky s’est rendu lundi à Boutcha, ville proche de Kyïv récemment reprise par les troupes ukrainiennes où il a dénoncé les exactions de l’armée russe, des «crimes de guerre» qui seront «reconnus comme un génocide». 

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Vêtu d’un manteau kaki et d’un gilet pare-balle, entouré par des militaires dans les rues de Boutcha dévastées, M. Zelensky a constaté auprès des journalistes les dégâts causés par les combats: «Chaque jour, lorsque nos combattants entrent et reprennent des territoires, vous voyez ce qu’il se passe».

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«Ce sont des crimes de guerre et ce sera reconnu par le monde comme un génocide», a-t-il ajouté, évoquant des «milliers de personnes tuées et torturées, avec des extrémités coupées, des femmes violées, des enfants tués».

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L’Ukraine accuse l’armée russe, qui a envahi le pays, d’avoir commis un «massacre» à Boutcha.

Cette petite ville au nord-ouest de Kyïv a été occupée par l’armée russe dès le 27 février, restant inaccessible pendant plus d’un mois.

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L’AFP y a vu samedi les cadavres d’au moins 22 personnes portant des vêtements civils dans des rues. L’une d’elles était couchée près d’un vélo et une autre avait des sacs à provisions à côté d’elle. Un cadavre avait les mains liées dans le dos.

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On ne pouvait dans l’immédiat déterminer la cause de leur mort, mais deux personnes présentaient une large blessure à la tête.

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Selon le maire de la ville, Anatoly Fedorouk, près de 300 personnes ont été enterrées dans des «fosses communes» à Boutcha.

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Les images et informations en provenance de Boutcha ont provoqué un tollé international et la promesse de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie.

Moscou a pour sa part démenti avoir tué des civils à Boutcha, le Kremlin et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov évoquant des «falsifications» et mises en scène à destination de la presse.

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