Affaire Joyce Echaquan: l'infirmière en faute reconnaît ses torts
Amelie Simard-Blouin
L'infirmière qui a admis avoir tenu des propos dégradants envers sa patiente Joyce Echaquan, en septembre dernier, a comparu devant le Conseil de discipline de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, lundi.
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Paule Rocray a plaidé coupable de violence verbale contre une cliente et pour avoir fait preuve de négligence dans les soins et traitements prodigués à une cliente.
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Le 28 septembre 2020, peu de temps avant son décès dans des circonstances troubles, Joyce Echaquan avait filmé et diffusée en direct sur sa page Facebook la manière dont elle était traitée à l’hôpital de Joliette, où elle était alors hospitalisée. La vidéo contient des propos et des termes peu élogieux prononcés par Paule Rocray.
La vidéo a été présentée lundi matin devant le Conseil de discipline de l’Ordre. L’infirmière congédiée a ensuite donné sa version des faits.
Durant son témoignage, la soignante a fondu en larmes à quelques reprises.
Selon elle, l'événement aurait eu lieu en raison du stress et des mauvaises conditions de travail en lien avec la pandémie de COVID-19. «C’est la goutte qui a fait déborder le vase», selon ses propos.
La femme se qualifie comme une personne qui est toujours de bonne humeur, positive et qui adore soigner les gens. Selon ses dires, ce serait la première fois en 33 ans d’expérience qu’elle se serait fâchée contre une cliente.
Au moment d'écrire ces lignes, l’infirmière est toujours membre de l’Ordre tandis que son écart de conduite l’expose à une radiation.
En recommandation conjointe, les avocats des deux parties ont suggéré une radiation temporaire d’un an pour violence verbale, en plus d’une radiation de six mois pour négligence. Les gestes de l’infirmière sont inacceptables et doivent être punis, a mentionné l’avocat de la plaignante, Me Alain Galarneau.
La décision quant à la sanction revient toutefois au Conseil de discipline. L’avocat de Paule Rocray, Me Conrad Lords, a tenu à souligner le fait que la dame a reconnu ses paroles et a coopéré depuis le début.
Les délibérations pour déterminer la sanction ont commencé peu avant 13h lundi. Les membres du Conseil de discipline de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec ont promis qu’une décision sera rendue dans les plus brefs délais.