La Caisse s’intéresse au train rapide entre Québec et Toronto
Son PDG cache mal son enthousiasme pour un TGV


Sylvain Larocque
La Caisse de dépôt et placement du Québec s’intéresse «activement» au projet de modernisation du transport ferroviaire entre Québec et Toronto alors que de plus en plus de voix se font entendre pour réclamer la construction d’un véritable train à grande vitesse dans ce corridor.
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«On le regarde activement et avec beaucoup d’intérêt. C’est un projet qui, en soi, serait structurant» a affirmé jeudi le PDG de la Caisse, Charles Emond, lors d’une conférence de presse tenue pour dévoiler les résultats 2022 de l’institution.
Depuis plusieurs années, le gouvernement Trudeau propose l’établissement d’un train à grande fréquence (TGF) entre Québec et Toronto (vitesse maximale de 200 km/h). L’automne dernier, Ottawa a cependant ouvert la porte à la grande vitesse (300 km/h) sur certains tronçons.
«C’est la prérogative du gouvernement de proposer la technologie finale [TGF, TGV ou hydride], a rappelé M. Emond. Après ça, on regardera les alternatives à l’intérieur de ce qu’ils auront décidé.»
Il reste prudent
En entrevue au Journal, le grand patron de la Caisse a refusé de dire s’il préférait le scénario d’un train à grande vitesse, comme l’ont récemment fait le premier ministre François Legault, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, et le maire de Québec, Bruno Marchand.
«Je ne veux pas m’immiscer dans ce débat-là», a dit Charles Emond, tout en se réjouissant visiblement qu’il ait lieu.
Le gouvernement fédéral est à la recherche de trois consortiums en vue d’un appel d’offres qui doit être lancé cet été. La Caisse pourrait jouer le rôle de partenaire financier aux côtés d’entreprises de construction et de matériel roulant.
Friande d’investissements dans les infrastructures, la Caisse est très présente dans le secteur ferroviaire. Elle est actionnaire d’Eurostar, qui exploite un train rapide entre Paris, Londres, Bruxelles et Amsterdam, du constructeur de matériel roulant français Alstom et de CDPQ Infra, qui développe le Réseau express métropolitain dans la région montréalaise.
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