La classe extérieure, un leg de la pandémie là pour rester?


Daphnée Dion-Viens
Enseigner à l’extérieur n’a jamais été si populaire. Les profs sont nombreux à s’être initiés aux vertus de la classe en plein air depuis l’apparition de la COVID-19 et la grande majorité d’entre eux ont l’intention de continuer à enseigner dehors après la pandémie.
Voilà les conclusions tirées d’une enquête menée par des chercheurs de l’Université de Sherbrooke et réalisée auprès d’un millier d’enseignants à travers la province.
Au primaire, 63% d’entre eux ont affirmé avoir enseigné à l’extérieur au cours des dernières années, alors que cette proportion est de 45% au secondaire.
La crise sanitaire a servi de catalyseur puisqu’environ la moitié des profs ont tenté l’expérience pour la première fois depuis l’automne dernier, alors que la rentrée s’est effectuée en pleine pandémie.
Rappelons que les classes extérieures permettent de diminuer les risques de propagation de la COVID-19, selon les autorités de santé publique fédérales.
Les enseignants interrogés estiment qu’il s’agit aussi d’une façon de garder les élèves actifs pendant les apprentissages, qui se font de façon plus sédentaire lorsqu’ils sont à l’intérieur.
La cour d’école a été surtout utilisée pour enseigner l’éducation physique et les sciences. Au primaire, les profs ont aussi transmis des notions de français, de mathématique, d’arts et d’univers social en plein air.
La grande majorité des profs ont par ailleurs indiqué qu’il avait l’intention de continuer à enseigner à l’extérieur après la pandémie (84% au primaire et 89% au secondaire).
«On peut donc supposer que la pandémie a servi de prétexte pour plusieurs personnes enseignantes à s’initier à l’enseignement à l’extérieur et c’est de très bon augure pour l’avenir», affirme Jean-Philippe Ayotte-Beaudet, un des chercheurs qui a réalisé cette étude.
Les conditions météorologiques représentent le principal défi des classes extérieures, auquel il faut ajouter la gestion des comportements des élèves, plus problématique au secondaire, selon les enseignants interrogés.