Ennuis du REM: la commissaire scolaire Sophie De Vito tient des propos racistes anti-francophones

La commissaire scolaire Sophie De Vito
La commissaire scolaire Sophie De Vito Capture d'écran, YouTube
Photo portrait de Patrick Bellerose

Patrick Bellerose

2023-08-04T13:42:43Z
2023-08-04T14:20:39Z

Le nouveau Réseau express métropolitain a connu des ennuis depuis son lancement? C’est parce qu’il a été construit par des francophones, selon une commissaire scolaire anglophone.  

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«Comment ça se passe avec le REM? Laissez-le aux francophones pour le faire fonctionner. Les Anglos et les immigrants l’auraient fait fonctionner correctement. Tout devait être fait en français», a écrit Sophie De Vito hier sur la plateforme X, anciennement Twitter. 

Mme De Vito est une élue de la commission scolaire English Montreal School Board. Elle y est notamment membre du comité sur la gouvernance et l’éthique. Sur sa page Facebook, elle se présente également comme une militante pour les droits des anglophones. 

Devant la controverse, elle a depuis retiré son message. 

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Excuses

En fin d’avant-midi, vendredi, le ministre de la Langue française, Jean-François Roberge, a exigé des excuses de la part de la commissaire. «Ces propos sont indignes et inacceptables. Mme De Vito doit retirer ses propos et s’excuser à tous les francophones», a-t-il écrit sur X.  

Au même moment, la commission scolaire English Montreal School Board faisait parvenir ce message de Mme De Vito au Journal: «Je m’excuse sincèrement pour mon tweet inapproprié que j’ai publié plus tôt. Je reconnais que mes propos étaient offensants et ne reflétaient pas les valeurs que je m’efforce de défendre. Pour l’avenir, je m’engage à construire des ponts pour tous les Québécois».

Aucun message public n’a toutefois été partagé sur les réseaux sociaux de la commissaire. 

Le ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette a aussi dénoncé les propos de la commissaire, plus tard dans la journée. 

Rappelons que les commissions scolaires anglophones ont remporté une victoire importante devant la Cour supérieure cette semaine. Elles pourront continuer d’élire des commissaires parmi la population anglophone, un droit aboli du côté francophone. 

À Concordia aussi

Il s’agit d’une dure semaine pour les francophones au Québec. Il y a quelques jours, le professeur à l’Université Concordia Gad Saad affirmait dans un populaire balado américain que le français québécois est «un affront à la dignité humaine». 

L’Université Concordia s’est depuis dissociée de ses propos.  

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