COVID-19 : la France se déconfine prudemment avant Noël, la culture manifeste

AFP

AFP

2020-12-15T11:29:20Z

PARIS | Les Français sont invités mardi à se déconfiner prudemment avant Noël pour éviter un nouveau pic de contaminations lors des fêtes, à l’heure où les restrictions s’allègent légèrement sauf pour les secteurs de la restauration et de la culture, en colère.

• À lire aussi: Tous les développements de la pandémie de COVID-19

Le premier ministre Jean Castex a notamment suggéré aux parents de ne pas envoyer leurs enfants à l’école jeudi et vendredi, avant les vacances de Noël, pour limiter les risques de contamination quelques jours plus tard.

  • Écoutez le chroniqueur de politique internationale Loïc Tassé avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

« À chaque fois que cela est possible, surtout si on doit recevoir à Noël des personnes vulnérables (...) si vous pouvez ne pas emmener vos enfants à l’école jeudi et vendredi (...), vous le faites », a déclaré le premier ministre sur la radio Europe 1, recommandant également de s’autoconfiner une semaine avant les réunions familiales et amicales de fin d’année.

Publicité

Mardi, la France est officiellement sortie de son deuxième confinement, remplacé désormais par un couvre-feu nocturne de 20 h à 6 h.

Mais la vie est loin de revenir totalement à la normale, puisque restaurants et lieux culturels gardent portes closes jusqu’à nouvel ordre. 

Et Jean Castex n’a pas été franchement optimiste mardi, en prévenant qu’il ne pouvait pas « garantir » que les cafés, bars et restaurants pourraient rouvrir le 20 janvier comme prévu initialement. 

« Ça va dépendre de la façon dont nous aurons passé la période de fêtes », qui peut « être propice à une circulation accélérée » du virus si « nous n’étions pas collectivement responsables », a ajouté le premier ministre.

Même constat pour le secteur de la culture où théâtres, cinémas et musées restent fermés: les « résultats » sanitaires ne sont « pas encore au rendez-vous » pour une reprise.

Le monde de la culture qui dénonce une mise à mort organise plusieurs rassemblements dans toute la France mardi pour protester contre ces décisions. 

Pour tenter de calmer la grogne, M. Castex a confirmé qu’une « rallonge de 35 millions d’euros » serait accordée au secteur de la culture et qu’un réexamen de la situation aurait lieu le 7 janvier, pour voir si une réouverture est possible Côté hôtellerie-restauration, ce sont plusieurs milliers de professionnels qui se sont rassemblés lundi à Paris au cri de « Laissez-nous travailler ».

Plus de 58 000 personnes sont mortes depuis le début de l’épidémie en France et plus de 10 000 nouveaux cas sont en moyenne encore recensés chaque jour dans le pays. 

Publicité