La magie des fêtes chez Marie-Claude Barrette
Patrick Delisle-Crevier
Malgré son horaire chargé, Marie-Claude a soigneusement décoré sa maison et son chalet pour les fêtes. L’animatrice voulait rendre Noël magique pour les siens, et tout particulièrement pour son petit-fils, Henri, qui a maintenant 16 mois. En entrevue, elle souligne l’importance de prendre soin d’elle, d’être une grand-maman présente et en forme. Son visage s’illumine dès qu’elle évoque tout ce qui la rend si heureuse aujourd’hui.
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Marie-Claude, la grand-maman que tu es maintenant avait-elle hâte aux fêtes?
Oui, j’avais pris soin de tout bien préparer pour Noël, pour faire plaisir à mon petit-fils, Henri. J’ai d’ailleurs fait plusieurs sapins. Il n’y a rien de trop beau pour mon petit-fils, qui adore regarder les lumières de Noël. Il a déjà 16 mois et il est le fils d’Angela, ma plus vieille. C’est un enfant adorable et tellement facile.
Quel type de grand-maman es-tu?
Je suis une mamie beaucoup plus calme que ce que j’aurais pensé au départ. Je suis cette grand-mère qui a envie d’être en forme et d’être là longtemps. Je veux être présente et accompagner mon petit-fils le plus longtemps possible. C’est un petit garçon tellement calme. Quand je le garde, il n’y a rien de mieux pour moi que lorsqu’il s’endort dans mes bras après que je lui ai lu une histoire. Tout ça me rappelle aussi quand mes enfants étaient jeunes. J’aimais tant leur lire des histoires. J’avais tellement hâte à Noël cette année. Henri est à un âge où il est plus conscient de la magie de Noël. J’avais hâte de le voir déballer ses cadeaux. Cet enfant a dynamisé la famille au grand complet et nous a soudés encore plus.
Marie-Claude, quand tu dis que la présence d’Henri te donne envie d’être en forme, comment ça se manifeste au quotidien?
Ça change beaucoup de choses. Cet automne, j’ai entrepris des démarches pour prendre soin de moi. Je suis allée, entre autres, pendant une semaine au SPA Eastman, en santé immersive. Je n’avais jamais fait ça de ma vie. Mon petit-fils m’a fait réaliser que je devais mieux prendre soin de moi. J’ai eu trois fractures à la colonne vertébrale, ça a laissé des traces. Mais maintenant, chaque semaine, je reçois des soins de physiothérapie. J’ai aussi adopté une alimentation anti-inflammatoire. Peu à peu, je retrouve mon énergie. Bref, c’est une réelle prise en charge consciente, dont je partagerai la démarche et les bienfaits à ma communauté virtuelle sur le Marie-Club - Espace mieux-être. Le programme de l’automne était Choisir d’être au cœur de sa vie et le programme de cet hiver sera Mon corps, ma priorité.
Quel genre d’année as-tu eu?
Une très grosse année. En décembre 2024, on a tourné le documentaire Marie contre Goliath, qu'on a terminé en février 2025, suivi du balado Marie contre Goliath: Le combat de Marie-Claude Barrette (NDLR Une publicité frauduleuse a causé préjudice à l’animatrice et l’a menée dans une bataille juridique contre le géant du web Meta). Puis il y a eu les entrevues Ouvre ton jeu, en studio et aussi sur scène, en plus du Marie-Club - Espace mieux-être, ma communauté virtuelle. Tout ça sans oublier l’animation de 32 émissions de Bonsoir bonsoir!, qui a été une belle surprise de dernière minute. Ce fut donc une grosse année. Tous les ans, je donne un thème à mon année et la dernière était celle de la spontanéité. Avant, je travaillais au point de ne plus avoir de place pour la spontanéité. Ça m’a fait le plus grand bien de la retrouver et ça m’a donné une certaine liberté de ne pas être dans la performance à tout prix. J’aime la période dans laquelle je me trouve. Je vis pleinement, sans avoir peur de l’échec et sans grandes attentes non plus. L’avantage d’avancer en âge, c’est de ne plus avoir à faire ses preuves.
Dis-moi, en quoi la Marie-Claude qu’on voyait autrefois à la télé est-elle différente de celle d’aujourd’hui?
Je pense que maintenant, je suis plus proche de mon essence. Animer une quotidienne à la télévision, ça vient avec un horaire rigide. Aujourd’hui, je travaille tout autant, mais je suis plus libre de mon temps. Aussi, je ne vis plus la pression des cotes d’écoute, qui me préoccupaient beaucoup, car je voulais que mon émission marche. Je ne voulais décevoir personne.

Est-ce que tu ressens maintenant la même pression avec le nombre de clics et de visionnements sur ta plateforme?
Au début, ça me préoccupait beaucoup, car c’était tout nouveau pour moi. Les cotes d’écoute à la télé, selon les résultats obtenus, ça avait l’effet d’un bulletin scolaire sur moi. J’ai ressenti la même chose au début dans le monde numérique, mais j’ai vite compris que, dans celui-ci, les habitudes d’écoute sont différentes. Il est moins question de rejoindre un auditoire très ciblé, dans une case horaire précise.
Comment est née cette envie des grandes entrevues Ouvre ton jeu?
Ça faisait longtemps que je mijotais l’envie de faire une série de grandes entrevues. Les rencontres d'Ouvre ton jeu sont exceptionnelles, des petits bonbons pour moi.
La télévision traditionnelle te manque-t-elle?
Récemment, oui, elle m'a manqué. Dans le temps des fêtes, je participais toujours à des émissions spéciales. J’adorais ça! J’ai vécu tellement de belles surprises et de moments magiques avec des artistes invités, ça faisait tellement de bien aux gens et à moi aussi. C’était des Noëls avant Noël. Ces émissions-là étaient magiques et vraies. D’ailleurs, à Bonsoir bonsoir!, j’ai aimé faire des entrevues avec des gens que je ne connaissais pas. L’équipe a été incroyable et les producteurs m’avaient demandé une seule chose: être moi-même. J’ai adoré mon expérience. Il y avait tout ce que j’aimais: le direct, un orchestre, des invités intéressants. C’est certain que ça a fait renaître quelque chose en moi.
As-tu encore des rêves de télévision, Marie-Claude?
En fait, je n’en ai jamais eu. J’ai été propulsée là-dedans et je me suis laissée porter. L’expérience a été magnifique. Le projet qui m’a le plus tenu à cœur en télévision, c’est le documentaire Marie contre Goliath. C’était même essentiel pour moi de le faire. Il fallait conscientiser les gens aux cauchemars des fraudes sur le web. Là, avec une amie, je travaille sur un autre projet qui va porter sur l’univers et le cocon familial. Ça aussi, je suis très déterminée à le faire et je veux que ça marche.
Tu as les deux pieds dans la cinquantaine, est-ce que ça ressemble à ce que tu envisageais?
Oui et même plus: je vis une ascension. J’ai commencé cette décennie de vie avec une émission qui s’appelait Marie-Claude. C’était gros pour moi d’avoir une émission éponyme et je ne garde que de bons souvenirs de cette émission. Elle m’a permis de prendre mon envol. Là, je me sens en plein ciel et je ne sais pas où je vais atterrir. Je n’ai pas encore de destination précise et j’aime ça. Je suis en pleine possession de mes moyens, je sais ce que je veux et je sais aussi ce que je ne veux plus.
Jeune, t’étais-tu imaginée dans ta vie d’aujourd’hui, en couple depuis de nombreuses années, avec trois enfants qui font à leur tour leur chemin dans la vie?
Pas du tout! Je suis un Verseau, j’ai un côté bohème et je suis passée par 14 écoles différentes au primaire. Ma capacité d’adaptation est énorme. Quand j’imaginais mon avenir, je me voyais missionnaire en Afrique, sans enfant, sans maison et sans mari. Et finalement, dès mes 27 ans, j’étais mariée à un politicien, j’avais un enfant et une maison dans le petit rang 2 à Cacouna, dans la maison d’enfance de mon chum. Mais ce fut une grande leçon de vie pour moi. J’ai compris qu’il fallait accueillir ce qui nous fait vibrer et nous fait nous sentir vivant, même si c’est loin de ce qu’on avait planifié au départ. Je suis heureuse du chemin que j’ai pris sans me poser de question. Bien que je ne sois pas missionnaire et que j'aie mis les pieds en Afrique seulement une fois, je pense toutefois avoir toujours en moi cette même volonté d’implication sociale et ça me sourit aujourd’hui d’aider ici et là.
As-tu toujours été heureuse dans cette vie de non-missionnaire?
Absolument! J’aurais aussi été heureuse dans une vie de missionnaire, mais mon côté festif aurait peut-être été moins nourri! (rires) Mais oui, je suis heureuse, et je le suis encore plus qu’à mes 40 ans. J’ai l’impression d’avoir accompli quelque chose qui me tient à cœur et d'être devenue qui je voulais être.
Tes enfants sont maintenant grands, comment te décris-tu comme mère auprès d’eux?
J’ai été une meilleure maman que je ne l’anticipais. Je me demandais si j’allais être capable de bien les épauler, d’avoir assez d’ouverture d’esprit pour bien les accompagner. Et dès que j’ai eu ma première fille dans mes bras, toutes mes inquiétudes se sont dissipées et je n’y ai plus jamais repensé. J’ai été une mère présente, une mère qui encourageait beaucoup l’autonomie et l’indépendance. On a travaillé fort, Mario et moi, pour que nos enfants aient confiance en eux, et aussi pour qu’ils comprennent bien le monde dans lequel ils vivent. Qu’ils sachent aussi que le monde ne tourne pas autour de leur nombril. J’ai une relation incroyable avec mes enfants. Ma fille Angela a 29 ans, mon fils Charles en a 26, et Juliette, qui a 23 ans, habite encore avec nous.
Et être la conjointe de Mario Dumont, c’est comment?
(Rires) Mario est très facile à vivre, beaucoup plus que moi. C’est un homme qui ne changerait rien à sa vie, qui ne bougerait rien dans la maison. Il est la stabilité sur deux pattes, alors que moi, c’est l’inverse. J’adore le changement, la spontanéité. Mais on s’est toujours trouvé un terrain d’entente. Nos différences sont aussi notre grande force. Mario m’a aussi appris à travailler avec les forces des gens, sans m'attarder à leurs faiblesses. On est ensemble depuis 35 ans et on est très complémentaires.
En terminant, tu es l’une des ambassadrices de la Fondation CHU Sainte-Justine. Parle-moi de ton implication?
J’ai passé plusieurs semaines à Sainte-Justine pour la grossesse de mon fils, Charles, qui avait seulement 2 % de chances d’arriver à terme. Donc, cet endroit est important pour moi, et je vais donc toujours porter ce lieu dans mon cœur. Les spécialistes de cet établissement font des petits miracles. Il y a une humanité dans cet endroit, le personnel soignant est rassurant et il trouve les bons mots pour le faire.
En terminant qu’est-ce qu’il te reste à faire, Marie?
Je voulais aller au Japon et c’est fait. Qu’est-ce qu'il me reste à faire? C’est une bonne question. J’ai l’impression que je fais ce que je veux, ou du moins que tout est en marche pour y arriver. J’aimerais continuer de laisser de la place à la spontanéité, respirer mieux et bouger plus. Je veux aussi alléger mon horaire dans les prochaines années pour consacrer plus de temps à mon bien-être et à ma santé. Ce sera ça, le reste de ma cinquantaine.