La naissance de l’Amérique du Nord

La série nous replonge dans la Nouvelle-France de la fin du 17<sup>e</sup> siècle avec l’arrivée des colons.
La série nous replonge dans la Nouvelle-France de la fin du 17<sup>e</sup> siècle avec l’arrivée des colons. Photo courtoisie
Photo portrait de Cédric Bélanger

Cédric Bélanger

2020-09-12T23:24:38Z

Tournée à Québec, Barkskins recrée la Nouvelle-France. Personne ne sait encore si la série américaine, qui a été entièrement tournée dans la région de Québec, en 2019, aura une deuxième saison sur la chaîne National Geographic, mais s’il n’en tenait qu’au producteur Elwood Reid, il reviendrait s’installer dans la capitale demain matin.

« Je m’ennuie tellement de Québec », échappe d’entrée de jeu Reid, qui a passé six mois chez nous pour le tournage de cette fresque historique adaptée du roman d’Annie Proulx.

Elwood Reid, qui signe aussi le scénario de la version télé de Barkskins, et les artisans de la série ne l’ont pas eu facile. Pour recréer la vie en Nouvelle-France dans les forêts qui jouxtent la ville de Québec, ils ont dû combattre les caprices de la météo, les moustiques, le froid, la pluie.

« Ce n’était pas facile de tourner là. Je ne peux concevoir y aller sans tout l’attirail que nous avions. Je pense que ça nous a fait réaliser ce qu’ont enduré nos ancêtres. »

Naissance d’une civilisation

Réalisé pour une somme de 60 millions, un tournage d’une ampleur jamais vue à Québec, Barkskins nous replonge dans la Nouvelle-France de la fin du 17e siècle en suivant l’arrivée de colons français dans le village de Wobik sur fond de conflits avec les occupants de cette terre encore sauvage.

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Pourquoi mettre autant d’efforts et d’argent pour raconter cette histoire ?

« C’est la naissance de l’Amérique du Nord, répond Elwood Reid. C’est la naissance d’une civilisation, c’est une histoire d’immigrants, l’histoire de gens qui essayent de s’enrichir et de survivre. C’est aussi l’histoire de l’Église. »

La voix des autochtones

Dès les premières minutes du premier épisode, Barkskins témoigne de la cruauté des rapports entre les immigrants et les peuples autochtones quand on voit des corps pendus à un arbre au-dessus d’une rivière.

Dans un souci de présenter une version équilibrée de l’histoire, Elwood Reid affirme avoir consulté des auteurs en provenance des Premières Nations.

« L’histoire de cette époque n’a pas été écrite par eux, mais par les Français et les Anglais. Nous avons donc mis beaucoup d’efforts à raconter une histoire qui n’avait jamais été racontée et à la présenter du point de vue des peuples autochtones. »


► La série Barkskins est présentée le dimanche soir, à 21 h, sur la chaîne National Geographic.

À surveiller dimanche

UNE ÉTOILE EST NÉE

Avant le film pour lequel Lady Gaga et Bradley Cooper ont enflammé les passions, il y a eu la version originale. Celle de 1976 est portée en musique par Barbra Streisand jouant une future star de la chanson et Kris Kristofferson prêtant ses traits à une vedette déchue du rock.

15 h, Prise 2


LA VOIX : LE RETOUR

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,[object Object], Photo courtoisie, Andréanne Gauthier

Avant de reprendre l’aventure de La Voix où elle a été laissée, on se remémore les moments marquants de la saison avec l’animateur Charles Lafortune et les coachs Marc Dupré, Garou, Cœur de pirate et Pierre Lapointe. On met la table pour la suite et l’arrivée de Ginette Reno.

19 h, TVA


MARY

Mary (Mckenna Grace) est une jeune fille surdouée qui est élevée par son oncle Frank (Chris Evans) depuis le suicide de sa mère. Dans ce drame, l’enfant se retrouve bien malgré elle au cœur d’une bataille judiciaire lorsque sa grand-mère exige d’en obtenir la garde.

20 h 8, Noovo


LE GRAND DÉPART

Pour cette réalisation comique de Claude Meunier, Marc Messier devient Jean-Paul, un médecin quinquagénaire blasé qui largue sa femme Céline (Guylaine Tremblay) afin de vivre pleinement son idylle avec Nathalie (Hélène Bourgeois Leclerc), une femme qui a 25 ans de moins que lui.

21 h, ARTV

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