Marc Hervieux explique la raison de son hospitalisation en février

C’est un homme comblé qui se confie à nous.

Daniel Daignault

2025-09-18T10:00:00Z

Marc Hervieux est un homme heureux qui s’emploie à concrétiser ses projets. Heureux, amoureux, gâté par son métier et... occupé! Car c’est au Conservatoire d’art dramatique de Montréal, dont il est le directeur général, que nous l’avons rencontré.

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«Ma vie est vraiment remplie, dit-il en riant. Des fois, je me dis que je néglige ma vie personnelle.» On peut le comprendre, parce qu’en plus de sa carrière de chanteur et d’animateur à ICI Musique, son travail au Conservatoire l’occupe à temps plein. «Le Conservatoire, c’est très prenant, mais en même temps, c’est tellement stimulant! On voit de la belle jeunesse, on la côtoie tous les jours, autant en musique qu’en art dramatique. Ce qui est important de savoir, précise-t-il, c’est que je ne suis pas la mascotte. Je suis vraiment le DG, le gestionnaire de cette société d’État qu’est le Conservatoire. On a neuf Conservatoires, deux en art dramatique et sept en musique, dans sept villes différentes. Donc quand arrive la rentrée, comme tout récemment, ça se fait sur les chapeaux de roues. Dans ma position, je veux m’occuper des élèves, je veux être présent, je veux les voir, je veux les entendre et savoir ce qu’ils veulent et ce dont ils ont besoin. Et je tenais aussi à voir les profs, qui sont tellement dynamiques, passionnés et talentueux. En même temps, il y a le côté administratif, que je gère tous les jours. Et je suis chanceux parce que j’ai une équipe de feu!»

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Disons-le, Marc a été pour le moins étonné lorsqu’on lui a proposé d’occuper ce poste, il y a trois ans. «Ils sont venus me chercher et, bien honnêtement, je ne pensais pas que j’allais faire ça dans la vie. C’était bien beau, mais à partir du moment où j’ai dit oui, j’étais terrorisé, encore plus la première journée que je suis arrivé, confie-t-il en toute franchise. J’allais travailler avec des gens qui font ça dans la vie et, n’ayant pas de formation de gestionnaire comme telle, je ne voulais pas les insulter en prenant la charge de ce poste. J’avais mon expérience à moi. Finalement, je suis arrivé dans une équipe vraiment exceptionnelle et on a embarqué là-dedans comme des fous. Depuis trois ans, on a réalisé tellement de choses avec l’équipe! On a mis sur pied un plan stratégique fort et ambitieux, et on réalise de gros projets avec les élèves: des associations, des collaborations avec l’OSM, l’OSQ, et avec le Festival d’Avignon en France, entre autres. Tout ça est vraiment stimulant, mais ça représente plus de 40 heures de travail par semaine.»

Marc confie faire son travail de DG instinctivement, à sa façon, avec le bagage qu’il possède. «Ça fait quand même plus de 30 ans que je fais ça maintenant, je connais le monde, et c’est important d’être dans le milieu. Je veux absolument garder ma position dans le monde du spectacle; c’est mon ADN et en plus, ça me donne toujours l’heure juste sur le milieu. Je le vois évoluer, je le vois changer — des fois pour le mieux et des fois pour le pire. Je suis au courant. Après ça, quand on s’assoit ensemble et qu’on essaie de déterminer comment on va proposer des choses pour les programmes d’enseignement, on a des responsabilités importantes: on forme des élèves. On ne peut pas juste dire: “On les forme et qu’ils s’arrangent après”, c’est impossible. Il faut les former et être conscients de ce qui les attend dans ce milieu. Moi j’ai fait le Conservatoire et ç’a été les cinq plus belles années de ma vie.»

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Marc a 10 spectacles à son horaire d’ici la fin de l’année, et il doit aussi préparer chaque semaine C’est si bon, son émission de radio. «C’est ma deuxième saison, mais c’est la 15e de l’émission. Pour ce qui est des spectacles, j’en fais encore beaucoup et de toutes sortes, mais il y a des affaires où j’ai mis la pédale plus douce.» Cela dit, dans quelques mois, Marc va amorcer son spectacle Sinatra Symphonique, qui sera présenté le 30 janvier à la Place des Arts, puis le 6 février à Gatineau, et le 8 février à Québec. Pour ce projet, il partagera la scène avec Marie-Eve Janvier et l’Orchestre FILMharmonique, dirigé par Francis Choinière. «Quand j’ai fait Parapapam Noël l’an passé, avec Marie-Eve et l’orchestre, c’est Francis qui est arrivé avec cette proposition-là. Ça va être bien le fun de chanter Sinatra.»

On peut parler de grands chambardements pour Marc au cours des dernières années. Une séparation, un nouvel amour, l’emploi au Conservatoire, l’émission de radio, ça fait beaucoup! Où puise-t-il donc toute cette énergie? «Je suis privilégié. Je touche du bois, mais c’est sûr que c’est beaucoup d’efforts. Les choses ne me tombent pas tout cuit dans le bec, il y a beaucoup de planification derrière tout ça. Je dois être organisé, mais au-delà de ça, je dois fournir l’effort que ça demande. Je ne peux pas dire au public, un soir après ma première chanson, que je le sens moins parce que j’ai eu une journée chargée. C’est sûr que parfois, tu te rends compte que tu as négligé des choses, forcément, parce que tu étais trop occupé avec une affaire ou une autre, et tu essaies de rétablir les choses. On fait tout le temps du mieux qu’on peut, mais je peux te dire, confie-t-il, avec une certaine fierté, que j’ai du gaz! J’en ai, j’en ai comme ça s’peut pas! Même ma blonde, qui en a beaucoup, m’a dit un jour qu’elle ne pensait jamais rencontrer quelqu’un qui en avait plus qu’elle! Je pense que j'aurai toujours autant d’énergie dans 10 ans. Je me sens bien. J’ai eu de petits problèmes de santé en février dernier — l’influenza. Ça a pris deux mois avant que je m’en remette, mais tout ça est derrière moi, tout est réglé.»

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Marc a aussi pris des décisions importantes sur le plan personnel. «J’ai décidé de tout vendre. Je me suis toujours éparpillé, mais là, ça n’avait plus de sens. Avec la séparation, on a vendu la maison de Morin-Heights, et après ça, le chalet. Puis, en début d’année, on a annoncé qu’on cessait les activités du Café des bons vivants. J’avais aussi un pied-à-terre à Québec, que j’ai aussi vendu.» Sur le plan familial, le chanteur parle avec beaucoup de fierté de ses trois filles. «Loïane est en communications, elle a fini ses études à l’UQAM et elle a parti sa petite boîte, qui a pour nom Essentiel Marketing (une entreprise de gestion des médias sociaux qu’on trouve sur Instagram). Elle travaille vraiment bien. Cloé étudie pour sa part à l’université en sociologie, et Maxime termine son Cégep et voudrait ensuite étudier en droit. Chacune a sa personnalité, et chacune fait ses affaires», dit-il.

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De plus, Marc file toujours le parfait amour avec Kathleen Croteau. Une belle histoire, une belle complicité qu’on peut d’ailleurs voir sur les réseaux sociaux par le biais des photos qu’ils publient. «On se connaît depuis quatre ans elle et moi, mais ça fait deux ans et demi qu’on est ensemble. On s’est acheté une maison à Thetford-Mines, et j’ai aussi un pied à terre à Montréal. Kathleen avait déjà une maison, mais là, c’est notre maison à nous. On est deux hyperactifs et cet été, on y a déménagé et on l’a aménagée. Écoute, tu viendrais à la maison et tu aurais l’impression que ça fait cinq ans qu’on vit dedans! Je te jure, tout est fait! On a beaucoup de plaisir, c’est juste du beau, tout ça. Ma blonde, c’est toute une dynamo! Ça va bien, ses affaires. Elle a opéré tout un changement de carrière; ça faisait 11 ans qu’elle était propriétaire d’un service de garde», raconte-t-il. Kathleen agit désormais à titre d’assistante personnelle, elle qui possède une solide expérience en gestion administrative et organisationnelle. Elle est aussi conseillère en voyage pour une importante agence à Thetford. «Avec la nouvelle maison, on est super heureux, alors je découvre une nouvelle vie. On a un beau set up et c’est très l’fun, Thetford. Je trouve ça magnifique», ajoute Marc.

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