La pandémie a changé leur vie: une passionnée de dessin devient tatoueuse

Elisa Cloutier
Le premier confinement a permis à une jeune femme de quitter le monde de la restauration, pour devenir tatoueuse.
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Étudiante en télévision à l’UQAM, Mélanie Tremblay-Morin cumulait les emplois dans le domaine de la restauration pour payer ses études.
Passionnée de dessin, elle caressait le rêve de devenir tatoueuse, mais le temps lui manquait pour s’investir.
« J’ai étudié en architecture et en conception 3D. Je me suis toujours servie du dessin, mais encore jamais pour gagner ma vie », affirme l’étudiante de 25 ans.

Lorsque tout s’arrête en mars 2020, elle commande du matériel en ligne, pour apprendre à tatouer à la manière handpoke, c’est-à-dire à la main, sans électricité ni machine.
Elle commence ainsi par faire ses premières œuvres sur une jambe, puis sur sa main gauche. Impressionnée, sa colocataire se prête aussi au jeu.

« Elle trouvait ça beau, donc elle en voulait un aussi, puis plusieurs de mes amis m’en ont fait la demande », relate Mélanie.
Engagée dans un studio
Quelques mois plus tard, elle présente son portfolio à un studio de tatouage de Montréal, le Repère aux Loups, qui l’engage.
« La propriétaire ne voulait pas engager un apprenti, mais bien un tatoueur qui a déjà sa clientèle. Je crois qu’elle a vu que j’avais une technique qui avait du potentiel », indique-t-elle.