Les pédiatres réclament la réouverture des écoles le 11 janvier
Ils demandent de réévaluer la possibilité d’autoriser le sport chez les jeunes


Daphnée Dion-Viens
Malgré l’augmentation des cas de COVID-19, l’Association des pédiatres du Québec presse le gouvernement Legault de rouvrir les écoles le 11 janvier et même de réévaluer la possibilité d’autoriser les activités sportives chez les jeunes, chez lesquels on observe «une augmentation alarmante» de la détresse psychologique et des problèmes de santé mentale.
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C’est ce qu’on peut lire dans une lettre transmise lundi en fin de journée au premier ministre, François Legault, au ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, et au directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, dont Le Journal a obtenu copie.
- Écoutez l'analyse de Caroline St-Hilaire avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:
«Nous demandons au premier ministre de maintenir la date du 11 janvier 2021 pour le retour à l’école de nos jeunes, en prenant par ailleurs toutes les mesures nécessaires pour dépister et prévenir la propagation du virus dans les milieux scolaires ainsi que les autres secteurs de la société», peut-on lire dans cette missive signée notamment par le président de l’Association, le Dr Marc Lebel.
Les pédiatres font valoir que les écoles ne constituent pas les principaux foyers de contamination, puisque la grande majorité des éclosions en milieu scolaire comptent cinq cas et moins de COVID-19.
Les cas recensés dans les écoles sont plutôt le reflet de la transmission communautaire, affirment-ils.
Ces médecins sont aussi particulièrement inquiets des «conséquences actuellement dramatiques sur la santé mentale, la motivation et la réussite scolaire des adolescents», en plus des impacts particulièrement néfastes pour certains de l’absence de sport et de socialisation, combinée à une surutilisation des écrans.
- Écoutez Dre Karine Gauthier, psychologue et porte-parole de la Coalition des psychologues du réseau public, à propos de l’effet du confinement sur les jeunes
Ils affirment par ailleurs «qu’une prolongation de la fermeture des écoles pour une courte période signifie probablement une fermeture indéfinie qui pourrait se maintenir durant des semaines, voire des mois, puisqu’une diminution significative et rapide des cas de COVID-19 à ce stade-ci est improbable».
«La lutte primordiale et acharnée contre la COVID-19 ne doit pas se faire au détriment de toute une génération de jeunes», ajoutent-ils.
Une conférence de presse du premier ministre François Legault est prévue mercredi. Plusieurs experts réclament un confinement plus strict afin de freiner la propagation de la COVID-19 au Québec. La réouverture des écoles, d'abord annoncée pour le 11 janvier, est loin d'être assurée.
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