La série «Annie & Joey»: Une romance lumineuse portée par la neurodivergence
«Annie & Joey» sera diffusée dès le 8 avril 2026 à Séries Plus
Alicia Bélanger-Bolduc
Notre équipe a été invitée à une journée de tournage sur le plateau d’Annie & Joey, une comédie romantique où les personnages principaux tombent follement amoureux l’un de l’autre. Mais un détail qu’Annie tient secret pourrait tout changer : elle est neurodivergente et tente, à travers mille stratégies, de cacher sa singularité à son bel amoureux. Une série lumineuse qui en charmera plus d’un grâce à son humour et à son portrait juste.
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C’est à l’Exporail que l’équipe média a été invitée à assister au tournage de la série Annie & Joey, qui sera présentée au printemps 2026 à Séries Plus. Une destination plutôt surprenante pour une histoire d’amour ! Or nous ne sommes pas dans un film d’époque, malgré la qualité des décors et des costumes, mais bien dans un faux train. Un scénario imaginé par Annie pour que Joey tombe follement amoureux d’elle. Il faudra regarder la série pour découvrir pourquoi ils se retrouvent dans un tel décor !
Une belle distribution
Pour jouer les tourtereaux, la chimie qui existe entre Félix-Antoine Duval et Romane Lefebvre sera portée à l’écran. « Joey travaille dans les bars depuis longtemps et on le retrouve à un moment de sa vie où il veut changer de vitesse et de dynamique ; il se remet en question », mentionne Felix-Antoine. Romane, de son côté, s’est vite attachée à son personnage. « Annie est une fille pétillante, colorée, c’est un vrai rayon de soleil dans la vie des gens autour d’elle. Sa différence n’est pas une béquille, mais une simple chose qui la différencie. » Sur place, nous avons aussi pu parler à Catherine Bérubé, qui interprète la belle-mère de Joey, à Joëlle Paré-Beaulieu, qui se met dans la peau de la meilleure amie d’Annie, sa patronne à la bibliothèque, ainsi qu’à Marilyse Bourke, la défunte mère d’Annie qui revient sous forme de flashbacks. « J’ai moi-même des enfants et j’ai déjà eu de telles pensées qu’un jour, je pourrais quitter mes enfants et qu’ils ne soient pas assez bien outillés. Avec des personnes neurodivergentes, le port d’attache familial est très important. Ça m’a beaucoup touchée de jouer ce personnage. »
La lumineuse neurodivergence
Julie Hivon, la scénariste et réalisatrice de cette série, ne voulait pas d’une histoire d’amour conventionnelle. « J’ai cette idée en tête depuis un bon moment déjà et je me suis inspirée de gens neurodivergents dans mon entourage pour ficeler le récit. J’avais envie que le personnage d’Annie soit une femme qui voit les choses différemment, qui n’est pas complexée d’être différente. Ça me permettait de parler de l’amour avec une certaine candeur et une certaine fraîcheur. J’avais le goût de parler de la richesse que ces gens nous apportent. » « Annie est dyspraxique, ça veut dire qu’elle a une difficulté à coordonner ses mouvements, et ça peut être associé à un trouble de langage. Je l’ai abordée comme tout autre personnage. Mon but n’était pas d’y mettre trop l’accent, le scénario s’en charge avec des phrases courtes ; sujets-verbes-compléments. J’ai moi-même un diagnostic de TDAH, je peux comprendre certains aspects de sa neurodivergence », nous a raconté Romane concernant l’approche qu’elle a eue pour son personnage. Joëlle a été, quant à elle, charmée par la lecture du scénario et heureuse de l’inclusion de ce sujet. « J’apprécie cette possibilité de jouer avec des réalités qui nous entourent. Je ne dis pas qu’on est les précurseurs de quelque chose, mais c’est la première fois que je joue avec le thème de la neurodivergence et ça m’émeut de le faire. »

Une fin de tournage qui approche
Nous avons pu rencontrer l’équipe à quelques semaines de la fin des tournages et l’énergie se faisait toujours ressentir. « C’est un plateau où il y a beaucoup de femmes comme cheffes de département et je trouve que ça donne une ambiance différente sur le plateau. Les gens sont toujours de bonne humeur et il y a un vrai souci du détail. On est dans l’amour et dans la lumière, et c’est l’fun puisqu’on n’a pas souvent l’occasion de jouer de tels univers », nous a confié Catherine. Pour Félix-Antoine, la complicité avec sa partenaire de jeu s’est faite rapidement et continue d’évoluer. « J’ai été le premier confirmé pour mon rôle et j’étais présent pour donner la réplique à Romane à son audition. Ça a immédiatement cliqué, sans qu’on se soit jamais rencontrés avant. Le reste de l’équipe est tout aussi formidable, des gens pour qui tu as envie de donner ton 100 %. » Romane avait également que de bons mots à dire : « J’adore être sur un plateau de tournage, ça m’allume. Je me trouve extrêmement chanceuse d’avoir eu ce rôle. Il faut aussi dire un énorme merci à l’équipe technique. » « On a commencé les tournages alors que c’était caniculaire et on finit avec le petit frisson. Faire une série en 40 jours fait qu’on peut respirer un peu plus. Pour moi, retrouver Julie Hivon 10 ans après le long métrage Qu’est ce qu’on fait ici ? est un vrai cadeau, autant pour la comédienne que pour l’amie », a évoqué Joëlle.
Incursion en coulisses
Tous les comédiens et comédiennes avaient des anecdotes de tournage des plus étonnantes. Pour Catherine, c’est un lieu de tournage qui l’a marquée. « La maison où on a tourné... je suis rentrée et j’ai presque pleuré tellement c’était beau. J’ai vraiment demandé à Fanny, qui était la directrice artistique, si je pouvais acheter des choses ! Le décor est parfait avec l’univers de la série. » De son côté, ce qui a marqué Joëlle, ce sont les retrouvailles qu’elle a eues sur le plateau. « Patrick Drolet, qui joue le père d’Annie et avec qui je partage des scènes, est celui qui m’a coachée pour entrer dans les écoles de théâtre. J’aurais voulu appeler la Joëlle de 20 ans pour lui raconter cette histoire, elle aurait sûrement été bien étonnée. » Les fous rires font toujours partie des meilleures anecdotes et c’est de ceci que Romane se souvient le plus. « On avait une scène de souper très sérieuse à faire, mais avec des répliques hilarantes. Mon personnage est supposé rester sérieux, mais tout le monde a décroché. Même le perchiste a eu un fou rire et il a dû aller à l’extérieur pour se reprendre, une première pour lui ! » « Jouer quelqu’un de malade est assez particulier visuellement. Ma mère est décédée du cancer et, en me voyant dans le miroir, c’est elle que j’ai aperçue. Ce sont des images chocs, qui restent en tête. C’est comme si elle reprenait vie avec ce personnage », a confié Marilyse.










