La solution : il faut interdire tous les voyages non essentiels

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Tous les gouvernements au Canada recommandent à leurs citoyens de ne pas voyager à l’étranger sauf en cas de nécessité essentielle. Ceux qui ne suivent pas cette recommandation doivent s’isoler complètement pendant 14 jours à leur retour, mais de façon volontaire avec très peu de contrôles efficaces possibles.  

Dès le 7 janvier, tous les voyageurs à l’étranger qui se présentent à l’aéroport pour revenir au Canada doivent présenter un test négatif datant de moins de 72 heures qui n’est pas toujours facile ou disponible à obtenir à temps à l’étranger. 

Parce qu’elles sont volontaires ou invérifiables ou les deux, toutes ces mesures n’ont que très peu d’effet sur le contrôle de la propagation de la COVID-19 au Canada par les voyageurs revenant de l’étranger. Au Canada, les autorités peuvent tenter de contrôler le moindrement le comportement des personnes ici. Mais, pour ses citoyens qui sont en voyage à l’étranger, un tel contrôle est impossible. 

Protéger nos frontières

Certaines provinces, comme le Nouveau-Brunswick, sont même allées jusqu’à fermer drastiquement leurs frontières terrestres qu’elles partagent avec d’autres provinces. Le Canada a fait de même à ses frontières terrestres avec les États-Unis, mais de façon très laxiste. 

La solution la plus efficace est simple : interdire les voyages non essentiels à l’étranger, peu importe la voie de transport utilisée : routière, aérienne, ferroviaire ou navigable. 

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Si le gouvernement fédéral, responsable de nos frontières internationales, ne veut pas mettre cette solution en place, il doit au moins protéger sa population restée au pays en appliquant la solution minimale suivante : 

1) Les personnes qui entrent au pays à l’occasion d’un déplacement non essentiel sont prises en charge par le gouvernement fédéral en isolement total de 14 jours dans leur chambre d’hôtel (elles sont largement inoccupées actuellement) sur des étages contrôlés comme des zones rouges, à leurs propres frais tant pour l’hébergement que pour la nourriture commandée à la chambre, tout en ayant droit à aucune compensation ou prestation des gouvernements pour cette période ni pour la période du voyage. Elles pourront tout de même faire du télétravail dans leur chambre d’isolement avec leur propre équipement. 

2) Évidemment, pour pouvoir sortir de cet isolement, un test rapide doit être pris sur place à la fin des 14 jours et être négatif. 

Voilà des solutions simples, cohérentes, facilement compréhensibles et applicables, en plus d’être respectueuses de la santé physique, mentale et financière des autres citoyens contribuables au Canada. 

Ces solutions ne reposent pas sur la bonne volonté des voyageurs, des compagnies de transport et des pays étrangers, mais engagent directement le gouvernement fédéral à être responsable lui-même de sa population à l’intérieur de ses champs de compétence. 

Cohérence et rigueur SVP Justin!

C’est à espérer que notre gouvernement fédéral va finir par bien s’occuper lui-même de nos frontières internationales, et ce avec cohérence et rigueur en comparaison à ce que vivent les Canadiens à l’intérieur du pays, ce qu’il n’a pas encore fait depuis dix mois. Qu’il arrête de parler des deux côtés de la bouche et qu’il réfléchisse pour le mieux et le plus rapidement possible avant de passer à une action logique, cohérente et efficace même s’il est pas mal tard. 

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Martial Fortin, Actuaire retraité Saint-Adolphe-d'Howar

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