Selon le ministre des Finances, la taxe antivax aurait eu un impact limité

Patrick Bellerose | Bureau parlementaire
Présentée comme un moyen de compenser le «fardeau financier» qu’ils représentent, la contribution santé pour les personnes non vaccinées aurait finalement eu un impact limité sur les coffres de l’État, a déclaré le ministre des Finances, mercredi.
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Selon Eric Girard, moins de 300 000 personnes auraient été visées par cette taxe ou cotisation à l’impôt, une fois appliquées les exemptions pour les personnes à bas revenu.
«Ça faisait, somme toutes, une mesure dont l’application était limitée. Le nombre de personnes qui auraient été touchées par cette contribution était limité lorsqu’on tient compte des exclusions en fonction du revenu [...]», a commenté le ministre dans les couloirs de l’Assemblée nationale.
«Et, les bénéfices, le nombre de personnes qui auraient été incitées à se faire vacciner en fonction de cette mesure-là, lorsqu’on soupesait le pour et le contre, c’était mitigé», a-t-il ajouté.
Selon le quotidien La Presse, le montant envisagé pour cette contribution santé se situait entre 100$ et 800$, selon le revenu du contribuable.
Idée abandonnée
Mardi, le premier ministre François Legault a annoncé l’abandon de cette cotisation qu’il souhaitait imposer aux personnes non vaccinées.
En annonçant l’idée d’une contribution santé le 11 janvier dernier, M. Legault avait évoqué les « conséquences sur notre réseau de la santé » de refuser le vaccin contre la COVID-19.
«C’est très choquant, parce que ça met un fardeau vraiment trop important sur notre réseau [...] et un fardeau financier important», avait-il déclaré.
Mardi, au moment de finalement mettre l’idée an rancart, le premier ministre s’est justifié en évoquant la nécessité de maintenir la «paix sociale», en évitant notamment une confrontation avec les oppositions à Québec sur le sujet.