Chauffeuse d’autobus agressée par un anti-masque: le «Prince du Dieu vivant» comparaît

Maxime Deland
L’homme de 38 ans qui aurait sauvagement agressé une chauffeuse d’autobus qui venait de lui demander de mettre son masque de protection a formellement été accusé de voies de fait causant des lésions et de méfait, jeudi après-midi, au palais de justice de Laval.
Lors de sa brève comparution téléphonique, Patrick Desbiens a nié son identité et a plutôt indiqué au juge qu’il était le «Prince du Dieu vivant».
Le magistrat lui a alors demandé s’il était conscient de son rôle au sein du système judiciaire. «Oui, incriminer les innocents», a rétorqué Patrick Desbiens, qui a des croyances religieuses très ancrées, si l’on se fie à ses nombreuses publications Facebook.
Au bout d’à peine cinq minutes d’échanges, le juge a décidé d’envoyer l’accusé subir une «évaluation de l’attitude» à l’Institut Philippe-Pinel, à Montréal.
Patrick Desbiens est accusé d’avoir donné un violent coup de poing en plein visage d’une chauffeuse d’autobus de 55 ans, samedi soir, à Sainte-Anne-des-Plaines.
Selon la police, Desbiens n’aurait pas aimé que la chauffeuse le rappelle à l’ordre et lui demande de porter son masque.
L’homme, qui est un anti-masque convaincu, se serait dirigé vers l’avant de l’autobus et aurait asséné un coup de poing à la quinquagénaire, lui fracturant la mâchoire.
Patrick Desbiens aurait ensuite pris la fuite dans les rues avoisinantes, mais a finalement été arrêté par les policiers mercredi soir, à Terrebonne.
Sur Facebook, la conjointe de Desbiens était dévastée par l’arrestation de son ami de cœur, mais a également condamné les gestes qu’il aurait posés.
«Je suis de tout cœur avec la dame. J’ai pas de mots pour dire comment je me sens», a-t-elle notamment écrit sur sa page Facebook.
Dans une autre publication, elle mentionne que «c’est pas lui, ça. En tout cas, c’est vrai le proverbe "on sait jamais à qui on a affaire".»
Patrick Desbiens doit revenir devant le tribunal le 8 octobre pour la suite des procédures judiciaires.