L’amitié inattendue de Jean-Michel Anctil et Louis-Philippe Dandenault grâce à «Passez au salon»

«Passez au salon» mercredi, 21 h à TVA et sur TVA+

Marjolaine Simard

2026-01-23T11:05:00Z

La deuxième saison de Passez au salon a débuté le 7 janvier et connaît un succès qui dépasse les attentes de ses créateurs, Jean-Michel Anctil et Louis-Philippe Dandenault, qui ont eu l’idée de la série alors qu’ils se connaissaient à peine. Depuis, le projet a fait son chemin et une solide amitié est née au fil de l’écriture et des tournages, portée par un humour décapant qui révèle une chimie parfaite. Rencontre avec ce duo complice qui incarne avec bonheur les frères Ostiguy, propriétaires d’un salon funéraire familial au bord de la faillite.

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Comment vivez-vous l’accueil du public?

Jean-Michel Anctil: La réception a dépassé nos attentes. Beaucoup pensaient qu’une comédie qui se déroule dans un salon funéraire ne marcherait jamais, mais le public s’est attaché aux personnages. Et la photo de notre ami Marc, qui nous a inspiré la série alors que Louis-Philippe et moi étions à son service funéraire, est toujours dans le bureau de mon personnage. Marc nous a inspiré une belle aventure.

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En effet, vous avez raconté que l’idée de la série est née après la mort d’un ami. Pourtant, vous ne vous connaissiez presque pas à l’époque...

Louis-Philippe Dandenault: On avait juste joué au hockey ensemble, mais quand on s’est croisés au salon, ça a cliqué immédiatement.

Dans la finale de la première saison, Eugène Duchesne, incarné par Mickaël Gouin, promettait de vous faire couler en ouvrant un salon concurrent. Où reprend l’histoire?

J-M.: La relation reste tumultueuse entre mon personnage, Daniel, et son frère, Luc, incarné par Louis-Philippe. Daniel aimerait toujours prendre le lead du salon, tandis que Luc rêve encore de s’éloigner des morts et de quitter le Winnebago de Raynald et Paulette (Roger Léger et Chantal Baril). Luc tente même un retour aux études, mais Paulette développe des ennuis de santé et la concurrence déloyale d’Eugène les force à se serrer les coudes. C’est une saison pleine de frustrations, de rapprochements et d’émotions.

L-P.: En effet, on affronte Eugène, qui met sa menace à exécution et ouvre son nouveau salon. Il va tout faire pour mettre notre salon en faillite et le faire fermer. On peut dire que ça va faire mal. Les frères vont devoir accepter toutes sortes de propositions pour survivre, comme accepter de rendre un service à des motards, et même pour un animal. De plus, ce qui est super le fun dans cette deuxième saison, c’est qu’on reçoit plein d’invités. On a plein de surprise, comme Normand D’Amour en cowboy, Roxane Bruneau et Éric Bruneau qui jouent des versions décalées d’eux-mêmes, Pascale Montpetit, Micheline Bernard, Stéphane Crête qui a l’air d’un tueur en série, et même Peter Miller. Ils arrivent tous avec envie de jouer et repartent avec un gros sourire. L’ambiance est tellement bonne que même Éric Bruneau nous a écrit après son tournage pour nous dire combien il avait eu du fun.

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Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

La saison dernière, Daniel perdait sa stagiaire, Camille (Emi Chicoine). Trouve-t-il un nouvel allié cette saison?

L-P.: Il part à la recherche d’un ou d’une nouvelle stagiaire. Après plusieurs tentatives désastreuses, qui vont nous en faire voir de toutes les couleurs, Daniel va trouver un nouveau stagiaire incarné par Neil Elias. Il est bien bon, cet acteur. Ce n'est pas évident d’arriver dans une équipe déjà soudée. Mais il s'est intégré super facilement.

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On raconte que vous avez eu beaucoup de fous rires lors des tournages...

L-P.: Mickaël Gouin est tellement bon dans son rôle que parfois, on n’arrivait plus à tourner. On reprenait constamment parce qu’il nous faisait rire. Je dirais même qu'on a ri plus que la première année. Il y a une scène où on est couchés ensemble, Jean-Michel et moi, et c’était impossible de garder notre sérieux. On improvisait et rien n’était utilisable. Il doit y avoir pas mal de bloopers.

J-M.: Cette saison, la relation entre les frères est faite de petites guerres, de «picosseries», de grands rires, mais aussi de moments très touchants. Notre première journée de tournage, Louis-Philippe et moi, on tournait une scène qui apparaîtra vers la fin de la saison, et ç’a vraiment été un moment magique. Dans cette scène, les deux frères font un roadtrip et ils se disent leurs quatre vérités. Mais après cette chicane, ils se rapprochent. J'ai hâte de revoir cette scène. Le soleil se couchait à l’horizon et la poussière dans les champs s’élevait. La lumière était super belle. C’était quelque chose!


L-P.: Et on a été bénis par la météo tout l’été. Toujours beau, parfois trop chaud, mais parfait pour nous, parce qu’on a pu tourner tard des plans extérieurs.

Dominic Gouin / TVA Publications
Dominic Gouin / TVA Publications

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Vous semblez avoir développé une complicité très forte. Comment ça se manifeste sur le plateau?

J-M.: Souvent, on sent qu’une scène manque de quelque chose. On se regarde, on se parle et on se comprend tout de suite. On improvise, on lance des idées qui nous font rire. Si on rit tous les deux, c’est généralement bon signe.


L-P.: On veut vraiment que ça soit bon, que ça soit drôle. Il y a des idées qu’on a trouvées sur le moment qui me font encore rire aujourd’hui.

Et cette connivence vous suit-elle en dehors du plateau?

L-P.: On s’appelle souvent sur la route pour ne pas s’endormir.


J-M.: Nos journées commencent aux aurores et elles se terminent tard. On doit ensuite faire 45 minutes de route pour rentrer à la maison. Parfois, je cogne des clous, alors j’appelle Louis-Philippe et on jase tout le long pour rester réveillés.


L-P.: Ou je lui offre un lift... mais mon char ne part pas. (rires)

PHOTO FOURNIE PAR TVA
PHOTO FOURNIE PAR TVA

CAPTURE D’ÉCRAN / AGENCE QMI
CAPTURE D’ÉCRAN / AGENCE QMI

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Louis-Philippe, as-tu suivi les aventures de ton ami dans Sortez-moi d’ici!?

L-P.: Absolument! J’ai suivi son aventure, surtout celle avec son genou. (rires) Pour vrai, j’étais très fier. Quand il a gagné, j'étais tellement content pour lui.

Votre amitié est donc bien réelle?

L-P.: Absolument. J’aime Jean-Michel et je veux que de belles choses lui arrivent.


J-M.: C’est un ami, parce qu’avec lui, je peux être un grand enfant. C'est vraiment ce qu'on est, tous les deux. Par exemple, pendant qu’on tourne — et on peut le voir à l'écran —, on joue à «la tag qui pue». Ça fait deux ans que ça dure! On se donne de petites tapes en lançant: «Tu vas puer le reste de ta vie!» C’est complètement niaiseux, mais personne ne veut garder «la tag qui pue», alors on se dépêche de la refiler à l’autre. Et oui, ça nous fait mourir de rire.

L-P.: D’ailleurs, avis aux téléspectateurs: dans la première saison surtout, quand on est à table dans la maison, vous pouvez repérer des petites touchées totalement inutiles entre nous deux; c’est la tag en action. (rires)

La série a-t-elle changé votre rapport à la mort?

J-M.: Je dirais plus que mon rapport à la mort change parce qu'en vieillissant, je me rends compte qu'il y a beaucoup de gens que je connais qui partent. Quand tu commences à effacer des noms de ton carnet d'adresses, tu te rends compte que toi aussi, tu avances vers ça. Je n’ai qu’à penser à mon ami Karl Tremblay des Cowboys fringants...

Est-ce que l’un de vous a une question qu’il aimerait poser à l’autre?

J-M.: Oui! Je veux demander à Louis-Philippe s’il est heureux de faire de la comédie.


L-P.: Je rêvais de faire de la comédie, c’est la raison pour laquelle j’ai voulu entrer dans une école de théâtre. Mais finalement, on m’a cantonné dans des rôles plus dramatiques. Je réalise donc un rêve présentement! Je le dois beaucoup à Jean-Michel, c’est grâce à lui que ce projet a vraiment décollé.

Parlez-vous déjà d’une troisième saison?

L-P.: Oui, on en parle. On sort justement d’un brainstorm! On a déjà plein de notes, d’idées.

Si la saison 3 est produite, qui aimeriez-vous inviter?

J-M.: Certaines personnes nous écrivent pour jouer dans la série et on a une liste. Mélanie Maynard en fait partie. Et si ça continue de branler entre Estelle (Myriam Fournier) et Daniel, qui sait... peut-être qu’il pourrait se développer quelque chose entre elle et mon personnage? Mélanie est hilarante. Ça me tenterait vraiment!

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