Un an de pandémie: «L’année où j’ai vu le plus d’adaptation se faire au niveau médical»

Carl Marchand
Visage connu des Québécois, le chef de l’Unité des soins intensifs de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, François Marquis, estime que la médecine a franchi des pas de géants dans la dernière année.
Au premier chef, la télémédecine est venue faciliter la vie tant des médecins que des patients. Plus besoin de perdre une demi-journée de travail pour obtenir des résultats de tests.
«Tout le monde était ultrafrileux dans le système de santé. Ç’a allait amener la catastrophe de la confidentialité tout d’un coup, on avait le droit de rencontrer des patients par télémédecine. Ça, je pense que c’est pour rester», a analysé François Marquis, jeudi, au micro de Benoît Dutrizac sur les ondes de QUB radio.
• Écoutez l’entrevue du Dr François Marquis au micro de Benoît Dutrizac sur QUB radio:
D’autres acquis sont également à noter dans la population. Le lavage fréquent des mains et le port du masque dans les lieux publics faciliteront la gestion d’autres maladies dans le futur.
«Les gens se sont rendu compte qu’on a sauté deux épisodes de grippe et qu’on n’a pas eu d’épidémie de gastro dans les écoles», a ajouté le médecin.
François Marquis souligne également une grande collaboration internationale. Alors que les cas s’accumulaient en Italie, les médecins du pays ont pris le temps de partager leurs observations avec leurs collègues au Québec. Les frontières sont également tombées quand est venu le temps de préparer des vaccins.
«Si la COVID avait eu lieu il y a 15 ans, on ne l’aurait pas le vaccin après un an, s’est-il réjoui. Les compagnies se sont mises à travailler ensemble dès que la séquence a été faite, elle a été envoyée à tout le monde.»
D’autres traditions ont cependant la vie plus tenace: on utilise encore les fax dans les hôpitaux, a concédé le médecin en riant.
«Les fax maintenant, c’est vraiment surtout pour les prescriptions à la pharmacie.»