Le billet d’Eve-Marie: mon moment avec Martin St-Louis

Ève-Marie Lortie
Salut Bonjour, chers lecteurs!
Non, vous n’avez pas ouvert votre Journal en commençant par la fin avec la section Sports!
Martin St-Louis, entraîneur-chef du Canadien de Montréal, était dans notre studio cette semaine. J’espérais cette entrevue avec cet homme charismatique depuis longtemps, lui qui sait nous toucher droit au cœur. C’était le cas quand il était joueur de hockey et c’est aussi le cas depuis qu’il est l’entraîneur-chef du Canadien.
On connaît son histoire: joueur de petite taille, il n’a jamais été repêché dans la LNH. Mais il a du talent, il est déterminé, il a une éthique de travail impeccable; il trouve une façon de faire sa place avec les grands clubs. D’abord avec les Flames de Calgary, ensuite avec le Lightning de Tampa Bay, où il passe la majorité de sa carrière. Il gagne, en 2004, la coupe Stanley avec l’équipe floridienne. Il termine sa vie de joueur avec les Rangers de New York en 2015.
Un souhait qui se réalise
Il y a quelques semaines, je me trouvais dans le bureau d’un patron de TVA, Louis-Philippe Neveu. En plus d’être le patron de Salut Bonjour, il est le patron de TVA Sports. Il connaît bien le milieu du hockey, et ce, depuis longtemps... Après avoir fait le point sur notre début de saison, je lui confie un souhait: j’aimerais vraiment faire une entrevue avec Martin St-Louis. Ces qualités d’athlète m’ont toujours fascinée.
Mon boss comprend que je souhaite vraiment, vraiment le rencontrer. Après quelques minutes, Louis-Philippe me lance: «Bon bien, on va appeler Chantal!» Je lui réponds: «Chantal Machabée, la VP Communications hockey des Canadiens de Montréal? Là? Maintenant?» Il m’assure que ça sera facile de la rejoindre, ils se connaissent très bien.
Chantal répond tout de suite à l’appel. On s’est mis en main libre et j’ai pu expliquer ma vision de l’entrevue que je voulais faire avec Martin St-Louis. Je ne lui parlerais pas du premier trio, je manquerais de crédibilité... Je voulais qu’il me parle de sa famille, de ses valeurs, de son amour pour les fans.
Au bout du fil, je sens qu’il y a un intérêt. Quelques jours plus tard, j’envoie un courriel plus formel pour rendre la demande officielle. La date est confirmée: le mercredi 15 octobre 2025, Martin St-Louis va se rendre sur le plateau de Salut Bonjour pour faire une entrevue, que nous diffuserions le lendemain à l’émission.
Le jour J
Nous étions nombreux à l’attendre dans les studios, le jour J. Notre rencontre se tenait au lendemain du premier match à domicile du Canadien de la saison (qu'ils ont gagné!). Martin St-Louis avait été accueilli en héros avec une bruyante ovation. Quand il a mis le pied dans le studio, il était encore porté par l’émotion de la veille.
Au moment d’écrire ces lignes, je suis moi aussi encore portée par l’émotion vécue lors de l’entrevue que je viens de vivre. Je ne vous relaterai pas tout, l’intégrale est sur le site de Salut Bonjour. Mais parmi mes moments préférés, il y a celui où il raconte qu’il commence à peine à découvrir Montréal. Le petit gars de Laval a quitté le Québec à 17 ans, mais pendant sa jeunesse, sa mère lui disait de se méfier de Montréal! Que c’était dangereux! On a tous éclaté de rire sur le plateau quand il a fait cette déclaration.
Nous étions tous émus quand Martin St-Louis a parlé avec amour de ses parents, France et Normand, de ses 25 ans de mariage avec Heather et de leurs trois garçons, qui jouent aussi au hockey.
Il ne mange pas beaucoup, Martin St-Louis, dans une journée: un seul gros repas. C’est café le matin, shake en mi-journée et vrai repas plus tard. Ah oui, et quand c’est journée de congé, il va au Centre Bell se relaxer et profiter des installations. Il trouve ça plus tranquille! Encore une fois, on a tous éclaté de rire.
La notion de plaisir
On dit qu’on joue au hockey, on ne dit pas qu’on joue au hockey pour gagner un salaire. Martin St-Louis a compris cette idée. La notion de plaisir avec son équipe semble avoir une place d’importance. Oui, travailler fort, mais aussi se soutenir, avoir confiance et être des champions.
Que cette saison de hockey soit longue et belle pour Martin St-Louis et sa troupe!