Le centre-ville de Montréal à un point critique

Julien McEvoy
La période des Fêtes sera particulièrement critique pour bon nombre de commerçants et il ne faut surtout pas relâcher les mesures et l’attention portées sur le centre-ville de Montréal, plaident deux organismes montréalais.
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C’est le message au cœur de L’état du centre-ville, rapport publié jeudi et qui sera mis à jour chaque trois mois afin d’assurer des suivis très serrés de ce qui se passe dans ce secteur névralgique pour la santé économique de tout le Québec.
« Le taux de vacance des locaux commerciaux et des restaurants a augmenté d’environ 10 % depuis le début de la crise, ce qui est important, mais pas exponentiel », explique Émile Roux, directeur général de la SDC Montréal Centre-ville, qui cosigne le rapport avec l’Institut de développement urbain (IDU).
En fournissant des données probantes aux décideurs et aux différents ordres de gouvernements, ils souhaitent « garder le centre-ville au centre du débat ».
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M. Roux souligne que dans la région métropolitaine, 63 % des hôtels sont au centre-ville, qu’un employé sur trois y travaille et que près de la moitié des pieds carrés de bureau s’y trouvent.
« L’impact que pourrait avoir une défaillance du centre-ville sur l’agglomération montréalaise, mais aussi sur toute la province, est considérable si les choses ne s’améliorent pas », lance-t-il.
Prochain rapport : dans trois mois. Soit juste après les Fêtes. C’est là qu’on saura si le taux de vacances augmentera exponentiellement ou pas.