Le chef de l'ONU inquiet d'un «effondrement» à Cuba en raison de la pénurie de pétrole

AFP
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres est «extrêmement préoccupé par la situation humanitaire à Cuba, qui va s'aggraver, voire s'effondrer», si les États-Unis continuent de menacer l'approvisionnement de l'île en pétrole, a déclaré mercredi son porte-parole Stéphane Dujarric.
• À lire aussi: Les relations entre les États-Unis et Cuba depuis la révolution cubaine
• À lire aussi: Cuba et les États-Unis ont des «échanges» diplomatiques, mais pas de «dialogue»
• À lire aussi: Cuba: forte chute du tourisme en 2025 sur fond d'aggravation de la crise économique
Après avoir tari les livraisons depuis le Venezuela à la suite de la capture du président Nicolas Maduro début janvier, le président américain Donald Trump a pris la semaine dernière un décret disposant que les États-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à La Havane.
Pour justifier cette politique de pression, Washington invoque une «menace exceptionnelle» que ferait peser Cuba, île caribéenne située à seulement 150 km des côtes de la Floride, sur la sécurité nationale américaine.
De son côté, La Havane accuse Donald Trump de vouloir «asphyxier» l'économie de l'île, où les coupures électriques quotidiennes s'accentuent et les files d'attente devant les stations-service ne cessent de s'allonger.
Le président américain a assuré dimanche que les États-Unis avaient engagé un dialogue avec le gouvernement cubain et dit entrevoir «un accord» avec l'île communiste.
«Il y a bien eu des échanges de messages», mais pas «de dialogue à proprement parler en ce moment», a tempéré le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernandez de Cossio, dans un entretien à l'AFP lundi.
Le même jour, Donald Trump a assuré que le Mexique, qui fournit Cuba depuis 2023, allait cesser de le faire. La veille, la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, avait annoncé son intention d'envoyer de l'aide humanitaire sur l'île et dit travailler à un moyen de continuer à lui envoyer du pétrole.