Le meilleur ami du confiné: le chien, pilier de la famille

La présence de Leïla a été «un phare» pour les enfants au début de la pandémie

La chienne Leïla est au cœur de la famille d’Andréanne Quirion, photographiée avec ses enfants, Ashanti, Fafa et Azeglo.
La chienne Leïla est au cœur de la famille d’Andréanne Quirion, photographiée avec ses enfants, Ashanti, Fafa et Azeglo. Photo Agence QMI, Andréanne Lemire
Photo portrait de Simon Baillargeon

Simon Baillargeon

2021-01-31T05:00:00Z

Une mère de famille de Trois-Rivières dont les enfants doivent composer avec un lourd passé s’attendait au pire quand le Québec a été confiné. Mais la chienne Leïla s’est avérée «un véritable phare» et «un pilier» pour les jeunes.

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Andréanne Quirion anticipait les problèmes au moment où le Québec a été mis sur pause. La maman de trois enfants qui ont «un bagage de vie plus grand que certains adultes», comme elle aime le préciser, pensait voir ses enfants se «désorganiser complètement».

Anxiété, insomnie, grandes inquiétudes, elle croyait bien que les complications se multiplieraient et que le chaos s’installerait durant ce «grand bouleversement.»

«Leïla a été un phare pour la famille. Si on ne l’avait pas eue pendant le confinement, la situation aurait été beaucoup plus difficile», souffle la jeune femme de 35 ans au bout du fil.

Arrivé en mai 2019 au sein de la petite famille, l’animal, un croisement entre un labrador et un boxer, apporte «le calme» et fait le plus grand bien aux enfants.

«Ma plus jeune faisait des terreurs nocturnes et m’avait demandé un ami pour la vie. Un chien à qui elle pourrait tout dire et qui pourrait la rassurer quand elle a peur».

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Mme Quirion s’est mise à la recherche d’un chien et a «eu un coup de foudre» pour Leïla, qu’elle a adoptée dans un refuge, car il est important pour elle de donner «une deuxième chance». 

Aujourd’hui, il ne se passe pas une journée sans qu’elle se félicite de l’avoir choisie.

«Elle a été tellement bénéfique pour la famille. Elle a permis de garder une certaine normalité dans la maison malgré le confinement. Ça a permis de garder les enfants actifs, d’éviter qu’ils se désorganisent et qu’ils se referment sur eux-mêmes. Leïla a permis de passer à travers tout ça».

Happée peu avant Noël

À quelques jours de Noël, Leïla s’est fait frapper par une voiture. Un délit de fuite sous les yeux des enfants. L’animal est soigné, mais la facture de 6000 $ passe difficilement dans le budget familial.

«Je n’avais pas les sous pour payer. Mon conjoint et mon meilleur ami se sont entendus pour payer en attendant», souligne Mme Quirion, très reconnaissante.

Une campagne de sociofinancement a également été mise sur pied par un proche pour aider à absorber la facture.

«Je repaierais n’importe quand. Ce chien fait tellement de bien à la famille que je n’aurais pas pu faire autrement. En espérant que Leïla ait retenu la leçon», plaisante-t-elle.

«Garder le moral»

Leïla a toutefois eu la chance de remercier à sa façon sa famille quelques jours plus tard, quand Mme Quirion a dû être hospitalisée 12 jours en raison d’une mononucléose. 

Loin de ses enfants, la mère de famille a pu compter sur le soutien du pitou.

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«Elle a aidé les enfants à garder le moral. À ce moment, j’ai vraiment vu que j’avais pris la bonne décision de la faire soigner. Elle me prouve qu’elle est loyale et fidèle. Elle a repris son rôle de pilier dans la famille». 

Le «clown» Utwo  

Photo courtoisie
Photo courtoisie

Une amoureuse des chevaux de Saguenay a vécu «un gros chamboulement» au moment où le Québec a été mis sur pause. Mais les conséquences de la pandémie sur la vie de Claude Morrier, atteinte d’un trouble bipolaire, ont été adoucies par Utwo, un cheval canadien âgé de 10 ans qu’elle considère comme l’amour de sa vie. La femme, qui enseigne l’anglais notamment dans des entreprises, a vu une grande partie de ses contrats s’envoler au début de la pandémie. Le cheval a été une bouée de sauvetage, admet la femme de 56 ans, pour qui le mois de mars «est toujours plus difficile» à traverser dans une année. «C’est ma sortie presque quotidienne. Je vais dehors pendant trois ou quatre heures pour m’occuper de lui. Je fais de l’exercice avec. Je m’assure qu’il ait tous les soins et on va faire des randonnées dans le bois», énumère celle qui porte aussi le chapeau de mère et de grand-mère. La présence de Utwo compense les moments perdus en compagnie de ses enfants et petits-enfants, qu’elle ne peut voir. Au fil du temps, Mme Morrier a développé une belle complicité avec Utwo, qu’elle a acheté quand il était âgé de trois ans et demi. «Des fois, je pense qu’il fait le clown pour me faire rire. Il est très joueur», rigole-t-elle.  

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Des rates empathiques  

Photo courtoisie
Photo courtoisie

Après avoir perdu son emploi et ses repères au début de la pandémie, une préposée aux soins des animaux de la SPA de Québec a trouvé du réconfort auprès de ses cinq rates, qui l’ont aidée à diminuer son anxiété reliée au grand bouleversement du confinement. Stéphanie Bourassa travaillait dans le domaine des cosmétiques lorsque le Québec a été mis sur pause. Celle qui avait toujours voulu travailler auprès des animaux a saisi l’occasion et réorienté sa carrière pour s’occuper des bêtes. «Après avoir perdu mon emploi, j’avais perdu mes repères. Ça m’a vraiment stressée. Mes rattes m’ont permis de diminuer mon anxiété. Mon focus était sur leur bien-être», révèle la jeune femme. Ses cinq rongeurs, prénommés Léa, Lara, Lucie, Lily et Linda, sont même capables de faire preuve d’empathie, selon elle. «Ce que j’aime, c’est que ce sont des animaux empathiques. [...] Ça paraissait qu’ils prenaient soin de moi quand ça allait moins bien». Deux chats agrémentent aussi son quotidien et celui de son conjoint.

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