Le confinement peu utile pour réduire les décès, selon une étude

Agence QMI
Les mesures de confinement qui ont régulièrement été mises en place depuis le début de la pandémie de COVID-19 n’auraient permis d’éviter que 0,2 % des décès, selon une étude de l’Université John Hopkins publiée en janvier.
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«Nous n'avons trouvé aucune preuve que les fermetures d'écoles, les fermetures de frontières et la limitation des rassemblements ont eu un effet notable sur la mortalité due à la COVID-19», est-il ainsi indiqué dans le rapport.
Rappelant que l’utilisation du confinement est propre à la pandémie de COVID-19, les chercheurs ont affirmé que cette mesure a eu des «effets dévastateurs» en réduisant l’activité économique et compliquant la scolarisation des jeunes.
«Un tel calcul standard des avantages et des coûts conduit à une conclusion forte: les confinements doivent être rejetés d'emblée comme instrument de politique pandémique», est-il possible de lire.
En se basant sur des recherches aux États-Unis et en Europe, l’étude a ainsi souligné qu’un confinement ne fait baisser que de 0,2 % le taux de mortalité par rapport à une politique basée sur des recommandations. Pour la fermeture des frontières, ce chiffre baisse alors à 0,1% des décès.
À l’inverse, les mesures sanitaires qui visaient la fermeture de commerces non essentiels auraient permis de réduire le taux de mortalité de 10 %, selon l’étude.
«Il existe quelques preuves que les fermetures d'entreprises réduisent la mortalité liée au COVID-19, mais la variation des estimations est importante et l'effet semble lié à la fermeture des bars», a-t-il été affirmé.
Une médecin spécialiste des maladies infectieuses de l’Université de Colombie-Britannique, Jennifer Grant, a cependant rappelé que le fait de se concentrer uniquement sur le nombre de décès n’était pas suffisant.
«Il y a d'autres éléments du confinement qui devraient être pris en compte... la surcharge des hôpitaux et le fardeau général de la maladie, y compris la nécessité d'hospitaliser les personnes qui tombent malades et les conséquences à long terme pour les personnes infectées», a-t-elle expliqué en entrevue au «National Post».