Le confinement peu utile pour réduire les décès, selon une étude

Thierry Laforce / Agence QMI

Agence QMI

2022-02-03T19:39:03Z

Les mesures de confinement qui ont régulièrement été mises en place depuis le début de la pandémie de COVID-19 n’auraient permis d’éviter que 0,2 % des décès, selon une étude de l’Université John Hopkins publiée en janvier.

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«Nous n'avons trouvé aucune preuve que les fermetures d'écoles, les fermetures de frontières et la limitation des rassemblements ont eu un effet notable sur la mortalité due à la COVID-19», est-il ainsi indiqué dans le rapport.

Rappelant que l’utilisation du confinement est propre à la pandémie de COVID-19, les chercheurs ont affirmé que cette mesure a eu des «effets dévastateurs» en réduisant l’activité économique et compliquant la scolarisation des jeunes.

«Un tel calcul standard des avantages et des coûts conduit à une conclusion forte: les confinements doivent être rejetés d'emblée comme instrument de politique pandémique», est-il possible de lire.

En se basant sur des recherches aux États-Unis et en Europe, l’étude a ainsi souligné qu’un confinement ne fait baisser que de 0,2 % le taux de mortalité par rapport à une politique basée sur des recommandations. Pour la fermeture des frontières, ce chiffre baisse alors à 0,1% des décès.

À l’inverse, les mesures sanitaires qui visaient la fermeture de commerces non essentiels auraient permis de réduire le taux de mortalité de 10 %, selon l’étude.

«Il existe quelques preuves que les fermetures d'entreprises réduisent la mortalité liée au COVID-19, mais la variation des estimations est importante et l'effet semble lié à la fermeture des bars», a-t-il été affirmé.

Une médecin spécialiste des maladies infectieuses de l’Université de Colombie-Britannique, Jennifer Grant, a cependant rappelé que le fait de se concentrer uniquement sur le nombre de décès n’était pas suffisant.

«Il y a d'autres éléments du confinement qui devraient être pris en compte... la surcharge des hôpitaux et le fardeau général de la maladie, y compris la nécessité d'hospitaliser les personnes qui tombent malades et les conséquences à long terme pour les personnes infectées», a-t-elle expliqué en entrevue au «National Post».

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