Le déconfinement pourrait ne se faire qu’à la fin de l’été
Agence QMI
Alors que la Ville de New York planche sur le 1er juillet pour un déconfinement total, les Québécois pourraient devoir être beaucoup plus patients, et ce, même s’ils sont tous vaccinés d’ici le 24 juin.
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La réouverture des restaurants et la tenue de grands festivals pourraient devoir attendre à plus tard, selon Luc Gagnon, vice-président Sciences et vaccins de NEXELIS, une entreprise lavalloise qui teste l’efficacité des vaccins.
«Il faut être un peu prudent à cet effet. C’est sûr qu’il faut suivre un peu les règles émises par la Santé publique. [...] La date du 1er juillet ou même du 24 juin, c’est un peu ambitieux. Selon moi, ça va être beaucoup plus tard dans l’été qu’on va pouvoir atteindre un seuil [de vaccination] qui va permettre d’assurer la sécurité auprès des gens», a-t-il estimé en entrevue à LCN jeudi.
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Si une réouverture aussi rapide est possible ailleurs dans le monde, c’est parce que la vaccination est plus avancée, notamment aux États-Unis et en Europe, a expliqué M. Gagnon.
Selon les données comptabilisées par Our World in Data, les États-Unis administrent 70,16 doses de vaccin par tranche de 100 habitants. Au Canada, ce sont plutôt 33,98 doses par 100 habitants qui sont injectées à l’heure actuelle.
L’ouverture de la prise de rendez-vous à la population entière est une bonne nouvelle qui permettra de «maximiser la vaccination auprès du plus grand nombre de personnes possible», a-t-il dit.
«On a un chiffre magique de l’ordre de 70 à 80% [de personnes vaccinées]. Lorsqu’on va avoir atteint ce seuil, la circulation des virus va être grandement diminuée. Donc, la chance d’avoir des variants va être également diminuée», a ajouté Luc Gagnon.
La clé du déconfinement se trouve dans la vaccination, a-t-il rappelé.