Le dossier du tramway de Québec «est réglé», martèle Geneviève Guilbault
La ministre responsable de la Capitale-Nationale sur le gril des partis d’opposition


Marc-André Gagnon
Malgré les tiraillements des derniers mois dans le dossier du tramway, les élus caquistes de la région de Québec assurent que leur caucus demeure «uni», maintenant que l’affaire est réglée avec le maire Labeaume.
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Pendant deux heures, vendredi matin, la vice-première ministre Geneviève Guilbault s’est retrouvée sur le gril des partis d’opposition, qui lui reprochent de manquer de leadership pour la région dont elle est responsable.
Lors d’une enfilade de points de presse avant l’interpellation, les porte-parole libéral, solidaire et péquiste n’ont pas manqué de rappeler le passé anti-tramway d’élus caquistes comme Éric Caire.
Selon la députée libérale Marwah Rizqy, «c'est sûr que c'est à contrecœur» que le ministre délégué et député de La Peltrie verra l’entente conclue mercredi entre Régis Labeaume et François Legault être bientôt entérinée par le Conseil des ministres.
«[Jadis] il était dans toutes les radios de Québec pour dire: “No way, tramway.” Ce n'est clairement pas un adepte du transport collectif. Tout le monde a compris ça à Québec», a relaté Mme Rizqy.

«Il a fallu que le premier ministre s'en mêle», a constaté Mme Rizqy, observant qu’au sein du caucus caquiste, «il y avait des gens qui tiraient [...] la couverte d'un bord puis de l'autre».
Poursuivant dans la même veine, la députée solidaire de Taschereau, Catherine Dorion, a suspecté M. Caire, «le vieux militant anti-transport en commun, l'ancien chroniqueur à Radio X», d’être à l’origine du récent «brettage» qui a retardé la réalisation du tramway.
«Dossier réglé», dit Guilbault
«On a un caucus très uni», a plus tard assuré au Salon bleu le député de Chauveau, Sylvain Lévesque, qui, en février dernier, était sorti publiquement pour justifier les réticences des élus caquistes de Québec à l'endroit du projet du maire.
«L’important, c’est que le dossier, il est réglé», a martelé pour sa part Mme Guilbault. À sa défense, elle a fait valoir que la mauvaise presse des derniers mois jusqu’à sa rencontre positive avec le maire Labeaume, jeudi dernier, ne traduisait pas correctement la «réalité».

«On a réussi à atteindre l'objectif qu'on s'était fixé en toute harmonie. Réjouissons-nous tous et disons-nous que c'est une bonne chose pour tout le monde», a-t-elle suggéré.
Dans le dossier du tramway, comme dans celui du troisième lien, les libéraux n’ont rien fait d’autre que «du pur niaisage» lorsqu'ils étaient au pouvoir, a déploré Mme Guilbault. «Le troisième lien, ça avance, ça s’en vient», a-t-elle assuré.
Laurentia
Par ailleurs, à l’instar de sa collègue de la circonscription de Jean-Talon, Joëlle Boutin, Mme Guilbault a répété que le projet de terminal de conteneurs Laurentia, dans le port de Québec, «est un bon projet».

Le député péquiste Pascal Bérubé a insisté pour que ce projet, bien qu’il soit de juridiction fédérale, soit soumis au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.
«Pollution, particules fines, camionnage lourd: ça ne nous apparaît pas un projet qui, de prime abord, est emballant. Je pense qu'un BAPE, c'est une nécessité», a plaidé M. Bérubé.