LNH : le dossier progresse, mais...

Même si le calendrier de la LNH n’a pas encore été établi, il est devenu évident que la saison ne commencera pas le 1er janvier
Même si le calendrier de la LNH n’a pas encore été établi, il est devenu évident que la saison ne commencera pas le 1er janvier Photo d’archives
Photo portrait de Yvon Pedneault

Yvon Pedneault

2020-12-08T10:00:00Z

Les discussions se multiplient dans la LNH et, selon ce qu’on rapporte, les négociateurs travaillent avec ardeur et semblent se diriger dans la même direction.

Va-t-on disputer 60, 56, 52 ou 48 matchs? Quel est le plan le plus logique si jamais la pandémie continue de progresser ou encore ne parvient pas à s’essouffler? Va-t-on établir des villes hôtesses? Combien? Quatre? Six? Huit? Pas question cependant d’un plan similaire à celui de l’été dernier...

Songe-t-on à jouer en juillet, à quelques semaines des Olympiques?

Adoptera-t-on la même formule qu’auparavant pour déterminer le champion de la Coupe Stanley même si les quatre divisions subiront d’importants changements?

Les différents scénarios font l’objet d’une étude approfondie.  

En parallèle : voir à ce que les plans d’assurance comportent une protection additionnelle pour le personnel des équipes.  

Et pour Gary Bettman, calmer certains propriétaires qui n’ont toujours pas applaudi l’entente intervenue en juillet dernier et qui surveillent le commissaire avec un regard accusateur.

  • Écoutez la chronique sports et société de Jean-François Baril sur QUB radio:

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Complexité

Pour l’instant, les signes d’un début de saison 2021 sont encourageants. On ne s’attarderait pas à discuter pendant des heures et des jours sur les modalités qui seront mises en place pour un retour à la compétition sans croire à un dénouement heureux.

Bettman et Donald Fehr savent très bien que les joueurs ne veulent pas d’un arrêt de travail et les propriétaires, conscients de l’enjeu, et ceux qui ont à cœur le sport du hockey veulent également d’une saison même si les amphithéâtres seront fermés.

Cependant, ça demeure un dossier complexe.

Bettman s’époumonne à dire qu’il ne s’agit pas d’une négociation au sujet d’une clause bien précise, celle du compte en fiducie... mais d’un ajustement relativement aux conséquences financières inquiétantes qui peuvent en découler dans le contexte actuel. Ce qu’on a décidé en juillet ne tient plus en décembre en raison de l’ampleur de la pandémie.

C’est le message quotidien du commissaire.

Les prochains jours cruciaux

Parviendra-t-il à convaincre les joueurs ? Va-t-il chasser le doute chez les membres de l’Association? Les prochains jours le diront. 

Pour le moment, on croit fermement qu’on trouvera une solution. Les deux parties ont discuté samedi soir. On va continuer à se parler et on espère résoudre le litige au cours des prochains jours. Les joueurs devront possiblement accepter de majorer leur prêt aux propriétaires.

En somme, ce que Bettman désire, c’est une avance ajoutée de 300 millions de dollars, et il soutient que les patineurs éviteront une situation très inconfortable dans les prochaines années.

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Sinon, insiste-t-il, la dette des joueurs sera plus élevée, au point de mettre en danger le système actuel.

Oublions le 1er janvier

Entre-temps, on peut faire une croix pour le début de la saison le 1er janvier. Encore plus avec un calendrier de 60 matchs. Le 15 janvier demeure une probabilité. Par contre, la pandémie frappe aux quatre coins des États-Unis et au Canada. Par conséquent, on est en droit de cibler le 1er février et un calendrier de 48 matchs comme solution de dernière heure. 

Quant à disputer les matchs locaux dans chacune des villes du circuit, ça demeure un cas particulier. Exemple : le Canadien aurait-il la permission de recevoir les équipes adverses à son domicile du Centre Bell ? Montréal est au cœur de la zone rouge.

La réponse est non... mais l’arrivée d’un vaccin peut-elle changer la donne ? Voilà pourquoi on devra prévoir un calendrier avec des moments où des matchs seront reportés.

Duvernay-Tardif : amplement mérité     

Photo tirée de la page Facebook de Laurent Duvernay-Tardif
Photo tirée de la page Facebook de Laurent Duvernay-Tardif

La revue Sports Illustrated a honoré cinq sportifs activistes, dimanche, pour leur implication dans la communauté. Laurent Duvernay-Tardif a obtenu cette distinction pour le rôle qu’il a joué pendant la pandémie après avoir gagné le Super Bowl en février dernier avec les Chiefs de Kansas City.

Aujourd’hui, Laurent poursuit des études en médecine à l’Université Harvard. Un honneur amplement mérité pour tout ce qu’il a accompli pendant cette dure période.

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Il a été le premier athlète à annoncer qu’il ne participerait pas aux activités des Chiefs pour mieux se concentrer sur son travail auprès des malades et aussi à ses études. Le trophée Lou Marsh lui revient sans le moindre doute. N’est-il pas l’athlète par excellence au Canada en 2020 ?

Les joueurs autonomes

Le dossier de Mathew Barzal avec les Islanders de New York est pour le moins mystérieux. Comment expliquer que les négociations tardent à connaître un dénouement alors que Barzal est le joueur exerçant le plus gros impact au sein de la formation ? Se pourrait-il qu’une offre hostile soit à l’étude par quelques formations, notamment les Kings de Los Angeles ? Une offre hostile, ou encore une transaction...

***

Mike Hoffman devra probablement attendre à la toute dernière minute pour connaître l’identité de l’équipe qui l’accueillera à des conditions réduites. Il est présentement le joueur autonome sans restriction le plus convoité... Kappo Kakko et Alexis Lafrenière n’iront pas au Championnat du monde de hockey junior. Dommage. Cependant, je comprends très bien la décision des Rangers de New York. On se prépare pour une saison écourtée, avec de nouvelles divisions, et les Rangers ont des objectifs élevés. Par conséquent, on ne veut courir aucun risque dans le cas de Lafrenière et de Kakko, deux jeunes patineurs sur qui on fonde de grands espoirs... 

Le temps presse

Avec la perspective de la mi-janvier comme date plausible du début de saison, le temps presse pour Julien BriseBois, le grand patron du Lightning de Tampa Bay qui a de sérieux problèmes à résoudre relativement au plafond salarial. Anthony Cirelli et Erik Cernak n’ont toujours pas signé leur contrat. Personne n’a réclamé Tyler Johnson au ballottage. On croit que BriseBois discute sérieusement avec les décideurs des Prédateurs de Nashville, à la recherche de quelques ailiers. Alex Killorn est un candidat sérieux, mais les Predators lui préféreraient Ondrej Palat...  

Question : Steve Yzerman, qui a encore plusieurs millions de dollars à dépenser avec les Red Wings, pourrait-il donner un coup de main à son ex-adjoint du Lightning ? En affaires, il n’y a pas d’amis, c’est un fait mais parfois on peut toujours aider un ex-associé et créer un « tu devras éventuellement retourner l’ascenseur ».

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