Voici comment se déroulera le gala de l’ADISQ cette année

Christine Fortier

2020-10-29T15:00:00Z

Si nous devions retenir une seule chose des bouleversements survenus dans nos vies depuis la mi-mars, c’est l’importance de la musique dans les moments difficiles. La productrice déléguée des Galas de l’ADISQ, Julie Gariépy, explique que cette année plus que jamais, il est essentiel de rendre hommage aux artistes, car l’absence de concerts les a privés du rayonnement dont ils ont besoin pour continuer de créer.

• À lire aussi: Voici tous les nommés de l'ADISQ 2020

• À lire aussi:
Louis-José Houde fait une annonce au sujet de l'ADISQ

Julie, depuis combien de temps travaillez-vous au gala, et avez-vous eu à revoir la formule plus d’une fois?
Oh que oui! Quand le confinement a commencé, on était à trois jours du début du recensement des artistes et on a décidé de le maintenir en se disant que peu importe ce qui arriverait, on aurait notre bagage de produits. Normalement, on commence à travailler très fort au volet artistique et au contenu à partir de juin, mais on a retardé nos travaux jusqu’au mois d’août. C’est à ce moment-là que Radio-Canada a confirmé qu’il souhaitait diffuser le gala et qu’on pouvait aller de l’avant avec un plan dans lequel les nommés seraient présents, un peu comme la formule qu’on a vue au Gala des prix Gémeaux.

Au début d’octobre, Montréal est passée en zone rouge. Le gala aurait-il pu être annulé?

Une bonne nouvelle pour nous: Radio-Canada et le gouvernement considèrent les variétés comme un service essentiel, au même titre que l’information. Depuis le passage en zone rouge, notre plan n’a pas changé, mais on a pensé à d’autres scénarios. On n’a pas le choix, car on ne sait pas ce qui arrivera d’ici le 28 octobre.

Avez-vous pensé à présenter un gala inspiré de celui des Emmy Awards, animé par Jimmy Kimmel le 20 septembre? Au lieu que les nommés se rendent au Staples Center de Los Angeles, des équipes de caméramans sont allées à leur rencontre, et on pouvait les voir sur Zoom.
On n’a jamais priorisé cette façon de faire, parce que — on l’a vu aux Gémeaux — la formule la plus chaleureuse qui soit reste celle dans laquelle les nommés sont présents. C’est un moment important, d’autant plus qu’ils ont été privés de rayonnement une partie de l’année, car ils n’ont pas donné de spectacles. C’est sûr qu’on pourrait faire des Zoom, mais après six mois de télétravail, on sait tous que l’interaction est loin d’être facile en vidéoconférence. En outre, les Emmys pouvaient envoyer des caméras partout, ce que Radio-Canada et l’ADISQ n’ont pas les moyens de faire.

D’habitude, ce sont des personnalités qui présentent les nominations et les prix. Louis-José Houde s’en chargerat-il, en plus de l’animation?
Non. Dès le début, on a voulu un gala sensiblement identique à ceux des dernières années, avec Louis-José à l’animation, des prestations et des artistes qui remportent des prix. Même si on propose une formule hybride, je ne pense pas que les téléspectateurs seront perdus en regardant le gala.

Quelle est la principale différence?
Pour offrir autant de prestations que d’habitude, il faudra en préenregistrer. C’est la seule façon de respecter les mesures sanitaires, tant pour les techniciens que pour les artistes. Par conséquent, la moitié des prestations seront préenregistrées, et ce sera un peu la même chose pour les présentateurs. Peut-être qu’on ira aussi voir des gens en direct pour ne pas les avoir dans le studio 42.

Quels artistes et groupes donneront des prestations musicales?
Les noms ont été annoncés le 26 octobre, mais on peut s’attendre à voir les artistes qui ont reçu le plus de nominations.

La catégorie Artiste autochtone de l’année a été ajoutée en 2019. J’imagine que, cette année, vous êtes encore plus contents de l’avoir fait?
Oui, et on est contents de l’avoir fait en harmonie avec la demande des communautés qui nous avaient approchés. Ces discussions ont été entreprises en octobre 2018; ce n’est donc pas quelque chose qui a été influencé par ce qu’on vit actuellement.

L’ajout de cette catégorie montre que l’ADISQ est un organisme qui évolue avec son temps...

Exactement, et j’ajouterais qu’on est heureux de voir un recensement en hausse pour les femmes. On a un bassin de 35 % de femmes qui s’inscrivent à l’ADISQ. Il ne faut pas espérer une proportion de 50/50 dans les nominations, car le bassin n’est pas encore là. Par contre, cette année, plus de 39 % des nominations ont été décernées à des femmes, alors que la moyenne était de 30 % dans les dernières années.

AUTOUR DU GALA
Le Premier Gala de l’ADISQ, animé par Pierre Lapointe, est présenté en rediffusion à Télé-Québec, dimanche à 17h.

42e GALA DE L’ADISQ, DIMANCHE 20 H, RADIO-CANADA

À VOIR AUSSI: Les premiers baisers les plus attendus de la télévision québécoise
 


  

Publicité