Le gouvernement va retirer à l’ex-prince Andrew son dernier titre militaire

AFP
Le gouvernement britannique va retirer à l’ex-prince Andrew, frère du roi Charles III, le dernier titre militaire honorifique qui lui reste, a indiqué dimanche le ministre de la Défense John Healey.
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Le souverain britannique a annoncé jeudi que son frère cadet était déchu de ses titres royaux face à la désapprobation croissante de l’opinion concernant les liens d’Andrew, 65 ans, avec le financier américain et criminel sexuel Jeffrey Epstein, mort en 2019.
«Nous avons vu Andrew renoncer aux titres honorifiques qu’il occupait au sein de l’armée, et, toujours sous la houlette du roi, nous travaillons maintenant à lui retirer le dernier titre qu’il détient, celui de vice-amiral», a déclaré le ministre de la Défense à la BBC.
Il a également ajouté que le gouvernement suivrait les conseils du roi au sujet des médailles militaires obtenues par Andrew au cours de sa carrière.
Le frère cadet du roi a notamment participé à la guerre des Malouines en 1982 en tant que pilote d’hélicoptère dans la Royal Navy.
Il a pris sa retraite de l’armée en 2001 après 22 ans de service.

Andrew a toujours démenti avoir eu des relations sexuelles avec Virginia Giuffre, principale accusatrice de Jeffrey Epstein, à l’époque où elle était sous la coupe du milliardaire américain.
Mais après de nouveaux détails contenus dans les mémoires posthumes de Virginia Giuffre, qui s’est suicidée en avril dernier, le roi a retiré tous ses titres à Andrew, désormais identifié comme Andrew Mountbatten Windsor.
De nouvelles révélations pourraient encore un peu plus ternir l’image de l’ex-prince.
Dimanche, le Sunday Times affirme que ces dernières années, toute mention des victimes d’Epstein dans la communication du palais de Buckingham sur le scandale a toujours été refusée par Andrew.
Dans leur communiqué diffusé jeudi, le roi Charles et la reine Camilla ont affirmé que «leurs pensées et leur plus grande sympathie ont été, et resteront, avec les victimes et les survivants de toutes formes d’abus».
Et la semaine dernière, des documents publiés dans le cadre d’une procédure aux États-Unis dévoilent un échange de courriels entre Andrew et Epstein en 2010, peu après que l’Américain a été libéré de prison, où il purgeait une peine pour proxénétisme de mineurs. Dans un des courriels, Andrew déclarait notamment à Epstein qu’il serait «bien de se retrouver en personne».