Le journaliste et chef d’antenne de TVA Nouvelles Hadi Hassin a une nouvelle passion qui enflamme la toile

Marie-Claude Doyle

2026-02-05T11:00:00Z

Depuis un mois, le journaliste et chef d’antenne à TVA/LCN Hadi Hassin nourrit ses réseaux sociaux de ses toiles colorées qui font le bonheur de ses abonnés. Il nous parle de sa nouvelle passion pour la peinture et de son récent voyage en Irak, où il a rencontré des membres de sa famille pour la première fois.

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Hadi Hassin n’a jamais suivi de cours de peinture et n’aurait jamais pensé tomber un jour en amour avec cet art. C’était avant que sa blonde ne lui propose une fois d’essayer ça, au tout début de l’année. Ils se sont alors équipés de pinceaux, de toiles et de peinture pour en faire un soir. «Le lendemain, on est allés au Musée des beaux-arts de Montréal et en voyant des œuvres, j’ai vu toute la panoplie de possibilités qui s’offraient à moi pour créer et j’ai eu envie de continuer. Ma copine a arrêté de peindre, mais moi, je continue», raconte le journaliste et chef d’antenne à TVA/LCN. Autodidacte dans l’âme, il s’est mis à regarder plusieurs tutoriels de gens qui font de la peinture afin d’apprendre diverses techniques. «Souvent, je peins quand je rentre du travail, vers 23 heures. Ce ne sont pas des grosses toiles et je peux mettre trois, quatre heures par toile. Je ne m’impose pas de règles, dans le sens que si j’ai envie de faire telle affaire, je la fais. Parfois, j’ai une vision de ce à quoi ma toile va ressembler et à la toute fin, le résultat est complètement autre chose.» Il y a néanmoins une prédominance dans ses œuvres: elles sont très colorées. «J’ai toujours été quelqu’un d’optimiste dans la vie. Je me serais mal vu peindre avec des couleurs sombres. Je me suis laissé aller sans retenue et ça a donné des toiles très colorées. Les réactions des gens ont été très bonnes. Étrangement, je m’habille souvent avec des couleurs foncées, mais en dehors de l'aspect vestimentaire, ça me fait vraiment du bien d’avoir des couleurs. En ce moment, ça ne pourrait pas mieux aller dans toutes les sphères de ma vie. Je suis dans une bonne période personnelle, professionnelle et familiale, et c’est peut-être ce qui me pousse inconsciemment à explorer des univers plus joyeux.»

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Le peintre posant dans son petit atelier maison avec quelques-unes de ses toiles peintes à l’acrylique.
Le peintre posant dans son petit atelier maison avec quelques-unes de ses toiles peintes à l’acrylique. Collaboration spéciale Hadi Hassin

Une toile en cadeau

Hadi Hassin a choisi d’offrir en cadeau à une dame sa toile intitulée «La maison qui rêve en couleurs».
Hadi Hassin a choisi d’offrir en cadeau à une dame sa toile intitulée «La maison qui rêve en couleurs». Collaboration spéciale Hadi Hassin

Le 5 janvier dernier, il publiait sa première œuvre sur ses réseaux sociaux. «J’avais envie de voir la réaction des gens et elle a été super positive.» En un mois, il avait peint sept toiles, qu’il a dévoilées à ses abonnés. «Étonnamment, j’ai reçu plusieurs offres pour les acheter. Ça me touche beaucoup, mais je n’ai pas l’intention, à court terme, de vouloir m’en départir, parce que je les ai faites pour moi et je les garde chez moi parce qu’elles me font du bien», dit-il. Au même titre qu’il ne sait pas s’il accepterait de les exposer dans une galerie si l'occasion se présentait. «Si on devait les exposer dans un lieu, j’aimerais qu’on puisse les voir et qu’ensuite, je les ramène chez moi. Il y a quelque chose de très intime avec une toile. Je n’avais jamais peint avant, et on dirait que mes toiles sont une partie de moi. J’ai toutefois l’intention d’en offrir une à une dame qui m’a contacté. Elle a perdu sa résidence il y a quelques années et la toile avec une maison l’a beaucoup interpellée. Elle m’a demandé si elle pouvait l’acheter, mais je me voyais mal faire des sous avec cette toile-là. Je vais aller la lui porter chez elle dans quelques semaines.» Il s’est également fait demander par une internaute si ses toiles étaient bien réelles et pas créées avec l’intelligence artificielle. «Je lui ai envoyé des vidéos avec mes toiles, mes pinceaux et ma peinture pour lui montrer que non. Honnêtement, je peux comprendre que ça surprenne les gens que, soudainement, je commence à peindre. Il y a une partie de moi qui a toujours aimé l’art. Je suis un peintre amateur débutant. Je ne serais pas capable de dire quel est mon style de peinture. C’est une toute nouvelle passion.»

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Il n’y a pas de limite à la créativité. C’est ainsi que l’artiste s’est lancé dans sa nouvelle passion avec une première toile aux couleurs vives et très lumineuses qui lui a valu de nombreux compliments sur les réseaux sociaux.
Il n’y a pas de limite à la créativité. C’est ainsi que l’artiste s’est lancé dans sa nouvelle passion avec une première toile aux couleurs vives et très lumineuses qui lui a valu de nombreux compliments sur les réseaux sociaux. Collaboration spéciale Hadi Hassin

Le journaliste et chef d’antenne se laisse imprégner par ce qu’il voit pour créer ses toiles. Dans celle-ci, on peut y observer un magnifique Cardinal rouge.
Le journaliste et chef d’antenne se laisse imprégner par ce qu’il voit pour créer ses toiles. Dans celle-ci, on peut y observer un magnifique Cardinal rouge. Collaboration spéciale Hadi Hassin

Sur les traces de sa famille

Fils d’un père irakien, Hadi Hassin n’avait jamais mis les pieds en Irak avant d’y aller deux semaines en octobre dernier, avec ses deux frères aînés. Un rêve qu’il a enfin réalisé. «L’Irak a été traversé par des périodes difficiles et beaucoup d’instabilité. J’avais fini par faire une croix sur ce projet et accpté le fait que je n’irais jamais, mais un de mes frères a proposé que mon autre frère, lui et moi, on y aille ensemble tous les trois. Notre but principal était de rencontrer la grande famille, tout le côté de mon père qu’on n’avait jamais connu et avec qui j’avais eu quelques échanges sur FaceTime et sur les réseaux sociaux. J’ai une dizaine d’oncles et de tantes, une quarantaine de cousins(es) et une grand-mère de 86 ans, qui a une santé très fragile. Je remercie la vie d’avoir pu la rencontrer, parce qu’avant qu’on parte pour l’Irak, elle a été hospitalisée. C’était étrange de voir les sœurs et frères de mon père, que je ne connaissais pas du tout, avoir le même non verbal et les mêmes mimiques que mon père et les voir autant nous aimer, mes frères et moi, alors qu’on ne se connaissait pas quelques jours avant. Je parle arabe, le dialecte libanais, mais en Irak, c’est un autre dialecte. Ça limitait nos conversations, mais dans le regard, on n'a pas toujours besoin de parler. Ça nous a forcés, mes frères et moi, à apprendre certains mots», dit-il. «Quand ma grand-mère nous a vus, elle s’est mise à pleurer. Pour elle, rencontrer son petit-enfant de 31 ans pour la première fois, le fils d’un de ses fils qui a quitté le pays d’urgence il y a une quarantaine d’années, c’était beaucoup d’émotions. J'en ai eu les yeux pleins d’eau, et mes frères aussi. On espère qu’on pourra la revoir, mais elle est très âgée. On m’a posé je ne sais plus combien de fois la question à savoir si j’étais marié et si j’avais des enfants. Chez nous, le mariage, c’est sacré. Dans ma famille, tout le monde s’est marié. Ma copine et moi, on n’en parle pas souvent. Un jour, je pense que je vais me marier, mais je ne me marierais pas pour avoir des enfants. Je pourrais avoir des enfants et me marier après.»

Au cours de leur périple, les trois frangins ont visité plusieurs régions de l’Irak, notamment celle où se trouvent les tombes de leur grand-père et d’une tante. «Parce qu’il y a eu beaucoup de conflits, on pense que c’est dangereux en permanence, mais je ne me suis jamais senti en danger. L’Irak est un pays qui se relève lentement d’une période extrêmement sombre. En 2014, il y a eu l’État islamique. C’est un voyage que je ne pouvais pas ne pas faire de mon vivant.»

Hadi Hassin est à la barre des bulletins de nouvelles du samedi et dimanche, de 18 h et 22 h, à TVA et LCN.

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