Passage en zone d’urgence: le maire de Rimouski en beau fusil

TVA Nouvelles

2021-04-29T20:05:00Z

Alors qu’une partie du Bas-Saint-Laurent passera en zone d’urgence vendredi soir, le maire de Rimouski, Marc Parent, n’y est pas allé de main morte pour montrer sa frustration.

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Sur Twitter, M. Parent dénonce que la ville «est en train de payer pour l’insouciance de certains».

«Laissez tomber le "je - me - moi" et commencez à penser au ''nous''. Le même principe s’applique à la vaccination. Pensez ''Nous'' et faites-vous vacciner», écrit-il. 

En entrevue à LCN, Marc Parent indique qu’un petit groupe de personnes s’est réuni la semaine dernière pour faire la fête. Ce rassemblement serait à l’origine d’une vingtaine d’éclosions, selon lui.

«C’est du jamais vu sur le territoire! Et moi, je pense qu’on doit commencer à penser en communauté, c’est le ''nous'' qui doit prendre le dessus», dit M. Parent.

«Tous les gens, la très grande majorité des citoyens, qui font des efforts incommensurables depuis plus d’un an... Bien là, on vient de prendre un recul à cause d’un petit groupe de personnes qui ont pensé d’abord et avant tout à eux», ajoute M. Parent, qualifiant la situation de «tout à fait inacceptable».

Le maire de Rimouski s’indigne aussi du fait que certaines personnes refusent pour de quelconques raisons de se faire vacciner. En ce sens, il appelle le gouvernement Legault à étudier «sérieusement» l’implantation d’un passeport vaccinal pour que les personnes vaccinées puissent avoir des «privilèges», comme aller voir un spectacle.

«Et ceux qui ne veulent pas se faire vacciner, c’est bien de valeur, (...) vos droits ne seront pas brimés, mais vous n’aurez pas accès aux privilèges associés à la vaccination», martèle-t-il.

Mais qu’en est-il des libertés individuelles?

«Qu’est-ce qui prime? répond Marc Parent. La liberté d’un s’arrête là où les droits des autres sont affectés. Ces gens-là font le choix de ne pas se faire vacciner. D’accord, mais ne leur accordons pas les privilèges et ne faisons pas en sorte que le reste de la population est pris en otage.»

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