Retour en classe: le ministre Roberge «improvise», selon un syndicat
Agence QMI
Le syndicat des employés de soutien de deux Centres de service scolaire et de trois Commissions scolaires de la région métropolitaine dénonce la réouverture des écoles spécialisées et accuse le ministre de l’Éducation d’improviser au détriment des élèves.
Le Syndicat des employées et employés professionnel et de bureau (SEPB) réagissait jeudi à la décision de Québec d’autoriser dans le sillage du retour à l’école le 17 janvier l’ouverture «probable» de classes spécialisées.
«Le gouvernement aurait dû attendre que les 3es doses soient à leur plein potentiel avant d’ouvrir les écoles spécialisées notamment. Ce gouvernement semble oublier que 50 % des nouveaux cas de COVID viennent des écoles», a indiqué Pierrick Choinière-Lapointe, directeur exécutif du SEPB-Québec.
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«Les élèves dans les écoles spécialisées et les classes spécialisées sont une clientèle vulnérable qui ne porte pas de masque et qui a des contacts très étroits avec le personnel des écoles. Pour leur santé et celle de nos membres, il nous semble irresponsable de hâter leur retour en classe», a déploré Jean-François Labonté, président du SEPB-578.
L’accès aux tests PCR pour le personnel scolaire semble agréer le syndicat affilié à la FTQ qui dénonce toutefois le refus d’accorder une prime COVID à ses membres qui sont pourtant au front depuis près de deux ans.
«Nous accueillons favorablement la décision de nous inscrire sur la liste des personnes prioritaires pour avoir accès à des tests PCR dans les centres de dépistage, mais nous considérons que la date du 15 janvier est trop tardive alors que nos membres sont déjà sur le terrain», a réagi Manon Cholette, présidente du SEPB-579.
Écoutez l’entrevue de Benoit Dutrizac avec Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement-CSQ sur QUB radio :