Le ministre Roberge mise sur les influenceurs
Il espère que les ados respecteront les règles sanitaires


Geneviève Lajoie
Le ministre Jean-François Roberge mise sur les influenceurs pour convaincre les adolescents de respecter les règles sanitaires et cesser de se rassembler à la sortie des classes.
Les attroupements de jeunes bien souvent sans masque aux alentours des écoles secondaires sont monnaie courante, malgré la pandémie.
Le ministre de l’Éducation croit avoir trouvé le moyen de les rejoindre.
« Le gouvernement s’est entendu avec cinq jeunes influenceurs extrêmement populaires qui ont des dizaines, sinon des centaines de milliers de fans sur toutes les plateformes », se réjouit-il, en entrevue avec notre Bureau parlementaire. La youtubeuse Emma Verde est du nombre.
- Écoutez l'éditorial de Geneviève Pettersen sur LCN et QUB radio:
« C’est bien beau d’envoyer les policiers pour faire de la sensibilisation, d’embaucher davantage de surveillants [dans les écoles], mais on sait bien que les jeunes écoutent les jeunes », renchérit Jean-François Roberge.
Selon lui, les influenceurs seront en mesure de sensibiliser les adolescents aux conséquences de leurs gestes.
« Ils vont leur dire : “Écoute, c’est pas une bonne idée de faire un rassemblement comme ça, tu risques de l’attraper, peut-être que toi tu ne vas pas avoir de symptômes graves, mais tu pourrais le donner à ton père, à ta mère, ça pourrait avoir des conséquences graves que tu ne soupçonnes pas” », insiste le ministre.
Pas de masque en classe
M. Roberge admet qu’il est « préoccupé » dès qu’un cas de COVID-19 est déclaré dans une école du Québec.
Il refuse toutefois de se lancer dans une comparaison avec la situation qui prévaut chez nos voisins ontariens, qui ont choisi d’imposer des mesures plus strictes aux élèves.
« La moyenne, c’est environ deux cas par école touchée. La grande majorité des écoles n’ont aucun cas », dit-il.
Le ministre Roberge se réfugie derrière l’avis des autorités de Santé publique pour décider si les écoliers québécois devront éventuellement porter le masque en tout temps, même en classe.
« Pour l’instant, ils ne nous ont pas fait une recommandation pour que les élèves le portent, à part dans les aires communes et le transport en commun. »