Vacciner les plus récalcitrants, le nouvel enjeu de la pandémie
TVA Nouvelles
Alors que les 18-29 ans représentent la population la moins vaccinée au Québec, il est important d’inverser la courbe.
En ondes pour LCN, le docteur Olivier Drouin, pédiatre et spécialiste en sciences comportementales, est revenu sur les enjeux de vaccination des populations récalcitrantes.
Les 18-29 ans sont ainsi ceux qui se vaccinent le moins, même si les chiffres demeurent acceptables. «Mon hypothèse, c’est que les plus vieux couraient un risque très personnel, et les personnes âgées sont plus à risque face aux maladies, et [ils] sont donc plus précautionneux», suppose le docteur.
«De l’autre côté du spectre, les ados ont plus souffert de santé mentale. Les 18-29 ont, eux, peut-être moins vécu les conséquences de la pandémie, ou au moins, pas aussi difficilement», continue-t-il.
Le retour en classe
La rentrée des classes approchant, il existe un risque d’augmentation des cas lié au retour des cours en présentiels, souligne le docteur.
«On l’a vu durant les trois premières vagues, lorsqu’il y a un regroupement de personnes non vaccinées, c’est sûr que ça augmente les risques de propagation, puis ça va augmenter le nombre de cas, précise-t-il. La bonne nouvelle, c’est que les groupes qui sont les plus à risques sont les plus vaccinés.»
Beaucoup de 18-29 ans ne sont plus étudiants
«Je voudrais aussi rappeler qu’il y a beaucoup des 18-29 ans qui sont sur le marché du travail, mais il faut aussi porter attention au milieu de travail, car ils sont un peu moins vaccinés, et l’accès au vaccin est très simple maintenant, donc vacciner sur les lieux de travail pourrait permettre d’augmenter le taux de vaccination de ces groupes d’âge», explique Olivier Drouin.