Le passeport vaccinal ne fait pas l’unanimité au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Molly Béland | TVA Nouvelles

2021-09-01T22:17:56Z

Comme partout au Québec, le passeport vaccinal a fait son entrée au Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais il ne fait pas l'unanimité.

Même si cette première journée s'est plutôt bien passée, l'application a donné du fil à retordre aux commerçants. Beaucoup d'instructions à donner, troubles informatiques... plusieurs facteurs ralentissent le service à la clientèle.

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«Faire la lecture, c'est quand même assez long, ça prend un délai. Les gens attendent et il y en a que c'est plus dur à lire avec le téléphone», témoigne le propriétaire du Cora de Chicoutimi, Sylvain St-Pierre.

En plus de devoir gérer l'application, des récalcitrants aussi donnent du fil à retordre. Plusieurs clients ont dû rebrousser chemin, faute de présenter une preuve vaccinale.

«Plein de monde n'ont pas leur deuxième dose encore et ils n'ont pas l'air au courant qu'il faut s'inscrire, on dirait», a remarqué l'une des propriétaires du Café Mont-Royal, Louise Lalancette.

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Au Salon de quilles Joseph-Nio, une trentaine de joueurs minimum ne sont pas vaccinés et doivent donc se retirer de la ligue. Pour la direction, devoir refuser des clients réguliers brise le coeur.

La situation est la même au gym. Quelques abonnés demandent des remboursements ou des arrêts de contrat.

Comme les commerçants doivent demander à la fois le passeport sanitaire, la pièce d'identité, la signature du registre et la désinfection des mains, ceux-ci déplorent que le roulement se fasse moins bien.

Le propriétaire du Complexe Fitness Santé de Jonquière, Christian St-Gelais, pense avoir trouvé une solution pour gagner du temps.

«Les clients fonctionnent avec une puce électronique. Ce qu'on avait pensé, c'est de scanner leur code une première fois et ensuite de l'inscrire dans leur dossier. Comme ça, ils n'auraient pas à le faire tout le temps. De toute façon, on peut bloquer l'accès à ceux qui ne l'ont pas», explique-t-il.

De cette façon, seules les personnes adéquatement vaccinées pourraient accéder à la salle d'entrainement.

Chose certaine, la période tampon de 15 jours ne sera pas de trop pour habituer les citoyens à toujours avoir en main leur preuve du vaccin.

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