Le patronat propose sept mesures pour faire face aux menaces de Donald Trump
Agence QMI
Le Conseil du patronat du Québec appelle à une réduction du fardeau fiscal des entreprises pour renforcer la compétitivité du Québec et du Canada à l’aube d’une nouvelle ère marquée par des turbulences économiques, alors que s’amorce la nouvelle présidence de Donald Trump aux États-Unis.
Face aux menaces du président Trump sur les tarifs douaniers, ces mesures fiscales pourraient être mises en place rapidement afin de stimuler l’économie, garantir la compétitivité du tissu entrepreneurial et augmenter la productivité, talon d’Achille de l’économie canadienne.
«En réduisant le fardeau fiscal des entreprises, nous pouvons rivaliser efficacement avec nos voisins du sud tout en favorisant l'innovation et la croissance», a affirmé Karl Blackburn, président et chef de la direction du Conseil du patronat du Québec (CPQ), dans un communiqué lundi.
Le CPQ a avancé sept mesures «concrètes» qui seraient à même de donner un nouveau souffle à l’économie québécoise et canadienne avec, notamment, des baisses fiscales ciblées pour encourager l’investissement.
Ainsi, outre la réduction du taux d’imposition sur les bénéfices, le CPQ a réclamé une réduction de la cotisation du Fonds des services de santé (FSS) et la poursuite du travail de révision des programmes et des crédits d’impôt.
Assurer la prolongation de l'incitatif à l'investissement accéléré, élargir les dépenses couvertes par le crédit d'impôt pour la recherche et le développement, et déployer une nouvelle stratégie canadienne relative à la défense figurent aussi parmi les mesures que réclame le patronat.
«Ces mesures incarnent cet équilibre en offrant une approche stratégique qui favorise le dynamisme économique sans compromettre la viabilité des finances publiques», a observé Norma Kozhaya, vice-présidente à la recherche et économiste en chef du CPQ.
«Les gouvernements doivent agir pour garantir la compétitivité de notre environnement fiscal et c'est pourquoi nous devons donner de l'oxygène à nos entreprises », a ajouté M. Blackburn, pour qui ces mesures sont «une occasion de solidifier notre position économique».