Le Parti conservateur s'engage à financer le 3e lien
La région pourrait compter sur un appui à hauteur de 40% des coûts du projet.


Diane Tremblay
Les candidats du Parti conservateur de la région de Québec ont réitéré leur engagement envers le 3e lien dans le cadre de la campagne électorale fédérale et ils se disent prêts à le financer à hauteur de 40 % s’ils sont portés au pouvoir, le 20 septembre.
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« Le Parti libéral a pris sa position. Ils ne financeront jamais un tunnel autoroutier [...]. [Lundi], on a vu les vraies couleurs d’Yves-François Blanchet qui a dit : “Je suis ni pour ni contre”. Entre vous et moi, le Bloc québécois a pris sa décision. Le Bloc québécois est contre le tunnel Québec-Lévis », a déclaré Pierre Paul-Hus, député de Charlesbourg–Haute-Saint-Charles.

Selon lui, il ne fait aucun doute que la population de Québec et de l’Est-du-Québec « a vraiment besoin d’un nouvel axe autoroutier » pour le transport des personnes et des marchandises.
- Écoutez l'entrevue avec Pierre Paul-Hus, Député de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles pour le Parti Conservateurs sur QUB radio :
« On a toujours besoin de l’automobile et n’oublions pas que les automobiles seront électriques dans les prochaines années », a-t-il ajouté.
Position claire
Les candidats du Parti conservateur estiment qu’ils représentent l’unique formation politique qui s’est exprimée clairement sur la question jusqu’à présent.
Pour Gérard Deltell, député de Louis-Saint-Laurent depuis 2015, le troisième lien est un projet qui va « propulser la région dans le 21e siècle » et qui représente un outil de développement économique pour l’ensemble des Québécois.
« Oui, on va soutenir les demandes du gouvernement Legault et oui, l’équipe conservatrice d’Erin O’Toole à Québec va se battre bec et ongles pour ce projet », a promis M. Deltell.
Pour lui, le projet du troisième lien est loin de sortir d’une boîte de Cracker Jack. Ce projet fait partie du débat public depuis 2013, a-t-il rappelé.
« Ce qu’on demande aux libéraux et au Bloc, c’est qu’ils le disent clairement qu’ils sont contre. Ils n’ont pas le courage de faire ça. [...] Les gens de Québec doivent savoir où se situe chaque parti. »
Scène municipale
Sur la scène municipale, le candidat à la mairie de Québec, Bruno Marchand, a déploré la manière prévisible avec laquelle les partis fédéraux se positionnent sur l’enjeu du tunnel.
« La réponse est facile, chacun va regarder les circonscriptions où il est fort. Si elles sont favorables au troisième lien, ils vont être pour. Si elles sont défavorables, ils vont être contre », a-t-il déclaré, sans cibler un parti en particulier.
Toujours indécis concernant le projet, le chef de Québec forte et fière a prévenu que ce n’est pas ainsi qu’il voulait « faire de la politique ».
« L’objectif, ça va être de vous présenter notre position [comme parti municipal, NDLR]. Est-ce que ça va être une position tranchée disant oui ou non ? Ça, je ne peux pas vous le dire », a-t-il précisé.
– Avec la collaboration de Dominique Lelièvre