Le PDG patron d’IQ cuisiné au sujet de la rémunération

Olivier Bourque

2021-05-06T04:00:00Z

Le PDG d’Investissement Québec (IQ), Guy LeBlanc, et le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, ont défendu bec et ongles la nouvelle politique de rémunération de la société d’État dans laquelle certains dirigeants pourraient même doubler leur salaire de base. 

• À lire aussi: Un pactole aux patrons d’Investissement Québec 

Aux dires du grand patron, la rémunération est en phase avec « le nouveau mandat » d’Investissement Québec et vise à attirer et conserver des candidats de valeur.

« C’est pourquoi on a changé la politique de rémunération. [...] Les objectifs sont ambitieux et ça prend du talent pour livrer ce mandat », a souligné M. LeBlanc lors de l’étude des crédits du ministère de l’Économie et de l’Innovation pour la prochaine année.

Quand il est arrivé en poste en avril 2019, le traitement annuel du PDG a été fixé à 500 000 $. Mais avec l’entrée en vigueur rétroactive d’un nouveau régime d’intéressement à long terme par décret du gouvernement, sa rémunération pourrait dépasser le million de dollars. Cette politique est publique, mais sera divulguée davantage dans le rapport annuel à la mi-juin. 

Publicité
  • Écoutez la chronique économique de Michel Girard sur QUB radio:

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Des hausses nécessaires

Pendant plus d’une heure, le PDG a été grillé par l’opposition et le ministre Fitzgibbon a jugé bon s’interposer en demandant que les questions sur la rémunération lui soient redirigées. 

Tout en soulignant que c’est lui qui avait signé le décret avant l’arrivée en poste de M. LeBlanc, il affirme qu’il était nécessaire de « donner un coup de barre énorme ». « On ne va pas à la guerre avec un tire-pois », a-t-il imagé. 

Une déclaration qui a fait sursauter le député libéral Monsef Derraji. « Depuis quand un salaire de 500 000 $, c’est un tire-pois ? » s’est-il demandé. 

D’autres cadres d’Investissement Québec pourraient aussi voir leur salaire presque doubler. Mais pour atteindre un tel niveau, M. Leblanc affirme que les dirigeants devraient « frapper un coup de circuit » et réussir à remplir tous les objectifs.

À VOIR AUSSI... 

Publicité