Le personnel de soutien encore appelé au front

Photo d'archives

Agence QMI

2021-12-31T20:06:14Z

La Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) demande des solutions concrètes afin de soutenir ses membres qui sont à nouveau appelés à contribution dans les services de garde exceptionnels et les écoles spécialisées.

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, le personnel de soutien scolaire a souvent été au front afin de tenir les services de garde ouverts pour les enfants des travailleurs essentiels. Avec les nouvelles mesures annoncées par François Legault jeudi, plusieurs membres de la FPSS-CSQ sont inquiets et remettent en question leur avenir professionnel, a expliqué par voie de communiqué, vendredi, le président Éric Pronovost.

«Il faut les comprendre! Depuis deux ans, ce sont eux qu'on fait monter au front quand la situation est critique dans les écoles. Les pauvres conditions salariales avec lesquelles ils composent, en plus des conditions de travail plus difficiles que jamais, contribuent au découragement généralisé», a expliqué M. Pronovost.

Notons que le salaire annuel moyen du personnel de soutien travaillant Québec est de 28 000$.

La FPSS-CSQ dit recenser de plus en plus de démissions en raison de la pandémie, alors même que les établissements scolaires de la province sont frappés par une pénurie de personnel qualifié, et ce, depuis plusieurs années.

«Comme c’est le personnel de soutien scolaire qui est appelé en renfort pour gérer les crises, nos membres sont exténués», a martelé le président de la FPSS-CSQ.

Trois demandes précises

Pour éviter que les interruptions de services offerts par le personnel de soutien scolaire ne s'accentuent, la FPSS-CSQ demande trois choses au gouvernement, dans le contexte de l'ouverture des écoles spécialisées et des services de garde exceptionnels dès janvier.

En premier lieu, la FPSS-CSQ souhaite que le gouvernement offre des primes COVID à tout le personnel de soutien qui sera appelé à travailler dans les écoles spécialisées et les services de garde exceptionnels. La Fédération veut aussi que du matériel de protection adéquat, incluant des masques N95, soit fourni au personnel scolaire. Finalement, elle demande que les écoles spécialisées et les services de garde exceptionnels ne soient ouverts qu’aux enfants dont les deux parents sont considérés comme travailleurs essentiels.

«Nous avons toujours été en faveur des mesures recommandées par la Santé publique, mais, pour que nous puissions continuer à fournir les prestations de travail qu'on nous demande, il est nécessaire de nous donner les outils pour y parvenir», a renchéri Éric Pronovost.

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