Le premier ministre britannique, Boris Johnson, de passage à Kiev en soutien à l’Ukraine

AFP

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2022-01-31T22:41:07Z

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, se rend mardi à Kiev, où il discutera avec le président ukrainien des tensions à la frontière ukrainienne. Il renouvelle ses sollicitations à l'égard de Moscou, appelé à s’engager dans la voie diplomatique.

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«En tant qu’ami et partenaire démocratique, le Royaume-Uni continuera de défendre la souveraineté de l’Ukraine face à ceux qui cherchent à la détruire», a déclaré Boris Johnson dans un communiqué de Downing Street.

«Nous exhortons la Russie à reculer et à engager un dialogue pour trouver une solution diplomatique et éviter de nouvelles effusions de sang», a poursuivi le dirigeant, qui espère s’entretenir cette semaine avec le président russe, Vladimir Poutine.

Moscou est accusé, depuis fin 2021, d’avoir massé jusqu’à 100 000 soldats à la frontière ukrainienne en vue d’une attaque. En contrepartie, États-Unis et Royaume-Uni ont brandi la menace de nouvelles sanctions contre Moscou.

La Russie nie tout projet en ce sens, tout en réclamant des garanties écrites pour sa sécurité, dont le rejet d’une adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et la fin du renforcement militaire de l’Alliance atlantique en Europe de l'Est.

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Les discussions de mardi entre le premier ministre britannique et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, porteront sur le soutien stratégique apporté par le Royaume-Uni à l’Ukraine. 

Le gouvernement britannique a annoncé qu’il apporterait une aide de 88 millions de livres sterling (105 millions d’euros) pour soutenir une gouvernance stable et réduire la dépendance énergétique de l’Ukraine envers la Russie.

Boris Johnson avait reçu le président Zelensky à Downing Street en octobre 2020. Les deux hommes avaient alors convenu d’intensifier les relations entre leurs pays dans des domaines tels que la défense, le commerce et la coopération politique.

Leur dernier entretien remonte au 13 janvier, date à laquelle ils ont exprimé leur volonté de continuer à travailler étroitement, aux côtés de partenaires internationaux, pour empêcher une agression de la Russie. 

Pour sa visite à Kiev, Boris Johnson devait être accompagné de sa cheffe de la diplomatie, Liz Truss, mais celle-ci a annoncé, dans un tweet lundi soir, qu’elle avait été déclarée positive au coronavirus et «travaillera[it] de la maison» pendant sa période d’isolement obligatoire.

Liz Truss a annoncé lundi au Parlement britannique un projet de loi visant à durcir le régime de sanctions du Royaume-Uni, un dispositif qui pourrait être utilisé en cas d’attaque de la Russie contre l’Ukraine.

Elle a souligné que ce régime de sanctions, qui doit être mis sur pied d’ici au 10 février, serait le «plus sévère» jamais mis sur pied contre la Russie.

Parallèlement, Boris Johnson a déclaré lundi, devant les députés britanniques, qu’il comptait appeler le président Poutine «dès que possible» et lui demander de nouveau de «reculer» et de choisir la voie diplomatique.

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