Marthe Laverdière révèle enfin ce que plusieurs espéraient
Sabin Desmeules
On la découvrira autrement dans un docuréalité ce printemps. Elle proposera aussi un second spectacle où il sera question, notamment, de son histoire d’amour avec «Minou». Il y a aussi un roman en préparation. Marthe Laverdière nous réserve encore bien des surprises!
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C’est une année chargée l’attend. Heureusement, Marthe Laverdière s’est posée un peu en décembre, question de passer du temps avec les siens. «J’ai un fils qui est infirmier, sa femme travaille aussi dans les hôpitaux, ils sont très occupés; j’en ai un autre qui est dans les vaches à lait, il est pris sept jours sur sept; et j’en ai un qui est arboriculteur, lui aussi travaille beaucoup. Ça fait que c’est assez dur de se réunir durant l’année. On a réussi aux Fêtes. C’est important et ça fait du bien!»
Marthe nous ouvrira bientôt les portes de son intimité: elle a accepté que des caméras la suive dans son quotidien pour les fins d’un docuréalité prévu au printemps 2026 sur illico+. On la verra chez elle, à Armagh (Bellechasse) – avec son conjoint Sylvain Talbot, qu’elle appelle affectueusement «Minou», ses enfants et ses petits-enfants –, et au sein de sa fondation de même que dans ses occupations professionnelles, sa vie de tournée... «On a commencé à tourner. J’étais contente quand on m’a offert ça. J’avais besoin depuis longtemps que les gens voient ma réalité. Le public croit souvent que ceux qui font de la télé et de la scène ont des vies exceptionnelles, mais la plupart, comme moi, ont des vies bien normales!, admet-elle. Je voulais qu’ils voient une réunion de famille où j’ai mes enfants et mes petits-enfants... J’ai ma petite-fille Jeanne, qui est handicapée, j'en ai qui ont du gaz en masse...» On constatera qu’elle vit dans cette simplicité qu’elle prône partout. «La maison ici, ce n'est pas un château. Mais je l'aime, ma maison! (...) Et je voulais que les gens voient que sur mon terrain, qui n'est pas parfait, il y a des mauvaises herbes. Je voulais qu’ils voient la vraie vie. Moi, je dis toujours qu'on est tous pareils.»
Et la grand-maman de Jeanne Talbot, cette enfant aux prises avec le syndrome de Rett atypique (un trouble du développement du système nerveux central), désirait que l’on voie sa fondation. «Je voulais que les gens sachent pourquoi je suis venue à la télé. Moi, j'ai le rêve d’ouvrir une maison de répit. On a parti la fondation il y a plusieurs années et on donne déjà beaucoup pour les enfants. Je voulais qu'ils voient ça, qu'ils comprennent ça.»
On va découvrir une Marthe Laverdière qui n’est pas toujours joyeuse. «Le public va voir aussi la Marthe qui va raconter des choses qui sont plus tristes, confie-t-elle. Et il va voir aussi comment «Minou» il vit ça. On est mariés depuis 43 ans. Comment il a vécu ça. Tout ça, la vie publique, ça s'est passé tellement vite! La première capsule, c'était en 2016. En quelques années, il s'est passé tellement de choses!» L’an prochain, ça fera 10 ans que la vie de Marthe a complètement changée!
Un deuxième spectacle
Alors qu’elle termine à peine la tournée de Marthe Laverdière fait son show, elle prévoit déjà des rodages d’un deuxième spectacle, à venir au cours de la prochaine année. Pourtant, elle a déjà admis en entrevue que la route est difficile pour elle physiquement. «C'est le prix à payer pour aller voir les gens. J’ai 62 ans, j'ai une hanche qui est complètement finie à cause du métier d’horticultrice que j'ai fait toute ma vie! Les deux genoux, ils tiennent par des prières, comme disait mon père. C'est très dur pour le corps, la vie de tournée, mais je suis contente d'aller voir les gens! Et ils savent pourquoi je le fais, ils m'encouragent là-dedans. J'ai du monde que ça fait cinq fois qu'ils viennent voir le show. Ils savent qu'il y a une partie des revenus du show qui va à la Fondation.»
Son histoire d’amour sur scène
Alors que, dans le premier spectacle, elle racontait son vécu avant d’être connue, dans le second, toujours mis en scène par Mario Jean, elle va aborder un autre chapitre de son existence. «Je veux emmener les gens dans ma vie, maintenant, explique-t-elle. Ça va faire 45 ans en 2027, quand le show va sortir officiellement, que Minou et moi on est mariés... C'est sûr que je vais parler de Minou!» Elle fait une belle confession au passage: «Je vais avouer que je me suis mariée à 19 ans, et il y en a qui me demandent: "Si c’était à refaire, te marierais-tu à 19 ans?"... Je leur dis: "Non, pas du tout... Je me remarierais à 18 ans!" Ça va bien, nous deux. On n’est pas parfaits, on se chicane en masse, on s’obstine... mais Minou, c’est mon âme sœur! Je n’ai pas besoin de lui parler pour qu’il me comprenne, et lui non plus.»
La solitude lui manque-t-elle?
À travers tout le brouhaha de sa vie dans les médias et en tournée, est-ce que les moments de solitude lui manquent? «Je ne suis pas une fille qui aime beaucoup la solitude, avoue-t-elle. Moi, j'ai toujours été avec Minou. On a tout le temps travaillé ensemble. Quand on arrive ici, après les spectacles, c'est la même vie, on est encore ensemble. Et j’en suis contente! Je suis mieux avec lui que seule. Quand tu aimes quelqu'un, tu veux être avec lui.»
Comment va Jeanne?
Son rêve le plus grand est cette maison de répit pour les familles avec un enfant aux besoins particuliers, comme sa petite Jeanne. Croit-elle pouvoir le réaliser bientôt? «Avec un deuxième show, s'il marche autant, j'ai des chances de réussir, se réjouit-elle. J’aimerais tellement réussir à mettre le nom de Jeanne sur la bâtisse avant qu'elle parte! Le projet, il est proche de se réaliser.»
Jamais Marthe ne baissera les bras! «Quand ça nous arrive, une chose comme ça, on a deux choix: soit on s'assoit, on pleure et on ne se relève pas, ou bien on essaie de tourner ça vers quelque chose de positif. La Fondation, ça m'a permis de donner du positif à tout ça.»
Jeanne a maintenant 12 ans. «Il y a des hauts et des bas. Elle souffre d’épilepsie réfractaire, donc non contrôlable, malgré la médication. Mais Jeanne, c'est une combative! C’est une battante! Elle m’étonne. Cette enfant-là, elle a une envie de vivre qui m’épate! Quand je suis bien fatiguée et que je n’en peux plus, je m’en vais voir Jeanne et je me colle. Et je lui dis: «Jeanne, colle mémé. Mémé a besoin de se faire recharger la batterie!» Et au bout d’un certain temps, elle me donne un bisou ou elle me flatte la figure et, ça, ça me repart!» Marthe est convaincue que sa petite-fille la comprend. «Mais c’est plus long. Si je lui demande un baiser, ça va peut-être prendre 10 minutes, sauf qu’elle va s’étirer le bec à un moment donné! Un seul regard de Jeanne, ça vaut tout ce que la vie peut me donner!»
Un roman
L’année 2026 est chargée: elle tourne son docuréalité, des épisodes de Planter avec Marthe, elle écrit son second spectacle, donne des conférences... Et vous croyez que la dame est suffisamment occupée? Eh bien non, elle nous prépare un roman! «La première partie sort au printemps. Ça va se passer à la Deuxième Guerre mondiale. Il y a une belle histoire que j’ai entendu raconter dans mon coin, et qui m’a inspirée pour un livre.» On a hâte de s’y plonger. On n’a jamais assez de Marthe Laverdière dans nos vies!On peut donner à la Fondation Marthe Laverdière sur le site fondationmarthelaverdiere.com.