France: l’épidémie semble régresser, des questionnements sur Noël

AFP

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2020-11-16T15:27:05Z

Après une flambée des contaminations, l’épidémie de COVID-19 semble régresser et les courbes des nouvelles entrées à l’hôpital se stabilisent en France, mais « il est trop tôt pour crier victoire », a prévenu lundi le gouvernement, confronté à de nombreuses demandes concernant Noël. 

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« Nous sommes en train de reprendre progressivement le contrôle, mais pour autant il y a encore beaucoup de nouveaux malades », a déclaré le ministre de la Santé, Olivier Véran, depuis un aéroport de Lyon (centre-est) où il a assisté au transfert de deux patients vers la région ouest, en raison d’une saturation de certains hôpitaux.

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Au niveau national, la pression reste forte, avec plus de 33 000 personnes hospitalisées, dont 4896 dans les services de réanimation, soit la quasi-totalité des lits initialement affectés aux soins intensifs, dont le nombre a été augmenté depuis.

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De plus, si le nombre de cas positifs diagnostiqués a légèrement baissé, le niveau « reste élevé, entre 20 000 et 30 000 (cas) par jour », a noté le ministre dans un entretien au groupe de journaux régionaux Ebra, en appelant à « poursuivre » les efforts.

Le ralentissement de l’épidémie commence à produire ses effets sur les entrées à l’hôpital. Dimanche, Santé publique France a fait état de 17 390 nouvelles hospitalisations sur les sept derniers jours, une tendance à la baisse depuis le 9 novembre.

Dans le même temps, 2761 malades de la COVID-19 ont été admis dans les services de réanimation sur les sept derniers jours, alors que cet indicateur dépassait encore les 3000 en début de semaine dernière.

« Il semble qu’il y ait une inflexion de la courbe de nouveaux cas, mais les hôpitaux sont toujours pleins, les réanimations sont toujours pleines, donc on n’y est pas encore », a résumé sur la radio Europe 1 Philippe Juvin, chef des urgences de l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris.

C’est dans ce contexte que se profile pour le gouvernement le défi des fêtes de fin d’année.

« Les incertitudes (...) sont encore trop nombreuses pour se projeter précisément », a déclaré Olivier Véran, tout en promettant un allègement du confinement si la trajectoire se maintient, « sans (le) lever complètement ».

Le gouvernement est notamment confronté aux demandes de plus en plus pressantes de rouvrir au plus vite tous les commerces, au-delà des biens dits « essentiels », pour sauver de nombreux indépendants de la faillite.

Après des manifestations ce week-end, à Nice et Marseille, plusieurs centaines d’entre eux se sont rassemblés lundi dans le centre de Perpignan (sud-ouest) pour une « matinée funèbre ».

Pour l’instant, le gouvernement évoque la possibilité d’une réouverture au 1er décembre, à l’exclusion des cafés et restaurants.

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