Personnalité de l’année 2020 de l’Agence QMI: les anges gardiens du système de santé
Agence QMI
Qu’aurait fait le Québec sans ses anges gardiens de la santé depuis le début de la pandémie de COVID-19? Poser la question, c’est y répondre.
Les professionnels du système de santé ont multiplié les sacrifices et fait preuve d’un courage remarquable en faisant plus que leur boulot, parfois au péril de leur propre santé.
À ce jour, près de 30 000 travailleurs du système de santé québécois ont été infectés par la COVID-19. Certains, comme des préposés aux bénéficiaires, des infirmières et des médecins, ont même payé de leur vie en faisant simplement leur métier.
D’autres ont été malades, certains très sévèrement, sans compter tous ceux qui ont continué à se présenter au travail avec l’inquiétude de ramener le virus à la maison et d’infecter leur cellule familiale.
Pour toutes ces raisons et en reconnaissance de tout ce que leur doivent les Québécois, l’Agence QMI a décidé de décerner aux anges gardiens de la santé le titre de Personnalité de l’année 2020, à la suite d’un sondage effectué auprès des responsables de l’information de Québecor.
«Au-delà de la politique, les travailleurs de la santé sont ceux qui ont tout sacrifié cette année pour venir en aide à leurs concitoyens, autant dans les hôpitaux que dans les CHSLD. Sans leur dévouement, encore plus de gens seraient décédés», a commenté notamment Marianne White, adjointe au directeur de l'information au Journal de Québec.
L’expression de Legault
L’expression «anges gardiens» s’est vite imposée à travers la province, tant les Québécois étaient nombreux à être rivés chaque jour devant leur téléviseur pour ne rien manquer des points de presse du premier ministre François Legault et du directeur de santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda.
C’est M. Legault qui a attribué le titre d’anges gardiens aux femmes et aux hommes qui étaient – et demeurent – au front dans les hôpitaux, dans les résidences pour aînés et, surtout, dans les CHSLD, où des hécatombes gênantes pour une société moderne sont survenues.
MM. Legault et Arruda ont certes beaucoup travaillé depuis mars dernier et méritent aussi une mention dans le cadre de cet exercice. Tout comme les enseignants et tous les gens qui travaillent dans les épiceries, les pharmacies et les commerces dits essentiels. Bien que le discours des deux hommes n’ait pas toujours été clair et qu’ils aient dû constamment s’adapter au virus, ce qui, avouons-le, a contribué à alimenter leurs détracteurs et autres complotistes, les deux hommes méritent tout de même une tape dans le dos.
Mais revenons aux anges gardiens, ceux-là qui, encore aujourd’hui alors que les opérations de vaccination se mettent en branle, continuent d’être dans les tranchées dans une guerre impitoyable contre la COVID-19.
Alors que personne ne voulait faire face à la COVID-19, les professionnels de la santé n’ont pas eu le choix, eux, d’affronter cette maladie sournoise qui a infecté plus de 171 000 Québécois et qui en a tué plus de 7700, selon les chiffres disponibles en date du 17 décembre.
Au bout du compte, ce sont les anges gardiens de la santé qui se sont occupés de tout sur le terrain. Ils continuent de le faire alors que le pays plonge dans un hiver qui promet d’être difficile jusqu’à ce que les vaccins puissent nous ramener tranquillement à un semblant de normalité.