«Les Armes»: Les nouveaux personnages qui vont tout changer
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Marjolaine Simard
La deuxième saison de la série Les Armes s’annonce pleine de rebondissements et de nouvelles intrigues captivantes. Pour en savoir plus, nous avons rencontré l’équipe de la série, dont Patrick Labbé, Bianca Gervais et Mattis Savard-Verhoeven, qui incarnent trois nouveaux personnages appelés à marquer ce deuxième chapitre. C’était également l’occasion d’échanger avec la productrice Fabienne Larouche, le réalisateur Jean-Philippe Duval et le nouvel auteur Alexandre Laferrière, qui insufflent une belle énergie à la série.
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«Alexandre Laferrière est arrivé comme un cheveu sur la soupe. Il a réécouté la première saison, s’est mis à l’écriture de la deuxième... et ce qu’il a fait est incroyable!», lançait Fabienne Larouche, le sourire dans la voix. L’auteur enchaînait avec humilité: «Comme l’explique Fabienne, j’ai regardé deux ou trois fois les 24 épisodes de la première saison. C’est un sujet très actuel, et il s’est tellement passé de choses en lien pendant l’écriture... Ça m’a beaucoup inspiré.»

De retour à la réalisation, Jean-Philippe Duval se réjouit de réintégrer l’équipe: «Je suis super heureux de reprendre la balle au bond. Si la première saison baignait dans l’univers de l’espionnage et du thriller, cette fois, on plonge davantage dans l’intériorité des personnages, tout en restant dans l’action. Les scènes sont courtes, intenses, avec des dialogues très précis.»
Cinq nouveaux personnages importants
Tout d’abord, Macha Limonchik se joint à la distribution dans la peau de Madeleine Phillips, une ex-militaire hantée par une mission qu’elle a menée aux côtés d'Allan Craig (François Papineau) plusieurs années auparavant. Jean-Michel Dugas, incarné par Fred-Éric Salvail, est quant à lui un ingénieur des Forces armées reconnu pour être un père de famille exemplaire et le mari de la sergente Gabrielle Auclair, campée par Bianca Gervais. Si Macha Limonchik et Fred-Éric Salvail n’étaient pas présents lors de notre visite sur le plateau, nous avons toutefois eu le plaisir d’échanger avec Bianca Gervais, Patrick Labbé et Mattis Savard-Verhoeven. Ceux-ci se sont ouverts sur les personnages auxquels ils prêtent leurs traits et qui déstabiliseront l’ordre établi, chacun à sa façon.
Bianca Gervais
«Gabrielle Auclair va déranger les téléspectateurs!»

Bianca, peux-tu nous parler de ton personnage?
La sergente Gabrielle Auclair, c’est un peu la big boss de la police militaire — donc la patronne des policiers sur la base, dont Kim Falardeau (Eve Landry). C’est le rôle le plus éloigné de moi que j’aie joué en 32 ans de carrière. Je ne peux jamais me demander: «Comment réagirait Bianca dans cette situation?», car on n’a ni les mêmes valeurs ni les mêmes instincts. Gabrielle est profondément brisée. Je pense qu’elle va troubler les téléspectateurs, parce qu’une super flic n’est pas forcément une bonne mère, une bonne amie ou une bonne conjointe. Elle s’oublie complètement pour aller au bout de ses enquêtes. Elle se sabote. Elle s’implique dans des affaires très sombres. J’étais vraiment ailleurs dans mon jeu et j’ai tourné des scènes que je n’aurais jamais pensé jouer. Je n’aurais jamais cru atteindre un tel niveau d’agressivité et de violence en incarnant un personnage. Il y a très peu de douceur en elle.
Gabrielle est donc très loin de toi. Où es-tu allée puiser toute cette agressivité?
Il faut croire qu’elle existe quelque part en moi... et c’est un peu effrayant! En société, la colère, la frustration, la laideur, les rapports à l’alcool et au sexe sont des zones taboues. Là, on me donne un ticket pour plonger dans tout ça. C’est correct, mais c'est très étrange de se faire dire: «Dans la prochaine heure, tu pètes ta coche et c’est exactement ce qu’on veut!»
Lorsque tu rentres chez toi après une journée de tournage, dans quel état es-tu?
Complètement épuisée. Pendant un congé, mon chum m’a même demandé: «Est-ce que ça va?» Je lui ai répondu: «Je pense que je me remets doucement de ce que j’ai tourné!»
Gabrielle est en couple avec un ingénieur de l’armée...
Oui, Jean-Michel Dugas, incarné par Fred-Éric Salvail.
Aviez-vous déjà travaillé ensemble?
Jamais! Il a donc fallu créer une chimie rapidement. On s’est dit: je t’offre mon consentement, tu m’offres le tien, et on plonge. Idéalement, dans ces cas-là, tu tombes sur un partenaire généreux et c’est le cas avec Fred-Éric. Mais je plains son personnage, le pauvre Jean-Michel, d’avoir une amoureuse aussi brisée! Cela dit, au fil des épisodes, on va s’attacher à elle tranquillement.
Gabrielle est aussi maman...
Oui, d’une petite fille en maternelle, mais mon personnage n'est pas une mère très présente... L’enfant est jouée par la petite Lexie, qu'on a pris soin de bien entourer. Comme on tournait des scènes très intenses, entre les prises, on dansait ensemble. J’ai parlé à sa maman, et j'ai bien expliqué à Lexie que c’était un jeu. Un jour, elle m’a dit: «Voyons, pourquoi tu pleures? Es-tu fâchée?» Je lui ai répondu: «C’est mon personnage, il est comme ça!» Après chaque scène, Fred-Éric et moi on se prenait dans nos bras pour lui montrer qu’on était des amis dans la vraie vie.
As-tu suivi une préparation particulière pour incarner Gabrielle?
Disons que j’ai dû sortir de ma zone! Moi, la coordination motrice, ce n’est pas mon fort. À l’école, j’étais toujours choisie en dernier au ballon-chasseur. Et là, Gabrielle sort son fusil, fait une pirouette, saute par la fenêtre... Je lisais ça et je me disais: «Oh mon Dieu!» On apprivoise chaque scène lentement, et je suis entourée d'une équipe pour ça. J’ai eu 40 ans cette année, et parfois, il faut faire des choses qui nous font peur dans la vie.
Patrick Labbé
«Daniel Colin est un homme arrogant et intelligent!»

«Daniel Colin, c’est un paramilitaire. Je ne connais pas encore tout son background parce que je n’ai pas reçu la bible du personnage — vous savez, cette description complète de son passé, de ce qui a forgé son caractère. Donc je le découvre au fur et à mesure que les épisodes me sont livrés. Pour l’instant, mon personnage est maltraité. Je fais beaucoup de scènes dans un décor d’environ quatre pieds par six, dans le noir. Est-ce qu’il est prisonnier? Est-ce qu’il se cache? Je ne peux pas en dire plus. Ce que je peux dire, c’est qu’il s’est retrouvé mêlé à un événement dans lequel Jean-Philippe Savard (Vincent-Guillaume Otis) est impliqué. Et ça le place au cœur d’une des intrigues fortes de la saison.»
Mattis Savard-Verhoeven
«Christopher Roy est un civil dont il faut se méfier!»

«C'est un personnage assez complexe, très mystérieux, un peu tordu, surprenant et très inquiétant, explique Mattis Savard-Verhoeven. Il n’est pas un militaire, mais il va développer une relation, une liaison — pour ne pas dire une obsession — avec l'une des membres de la police militaire. Je ne peux pas en dire davantage, car ça vendrait une intrigue qui vous tiendra assurément en haleine. Chose certaine, la menace qu’il représente va faire jaser les téléspectateurs!»