Vaccin: les autorités sanitaires américaines nient toute pression et rassurent la population au sujet des allergies

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2020-12-12T16:02:15Z

L’Agence américaine des médicaments (FDA) s’est défendue, samedi, d’avoir subi une quelconque «pression» politique pour donner son feu vert à un premier vaccin contre la COVID-19, et a relativisé les risques liés aux «allergies graves». 

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«Nous avons travaillé rapidement en raison de l’urgence que constitue cette pandémie, pas en raison d’une quelconque pression extérieure», a déclaré son patron, Stephen Hahn, lors d’une conférence de presse virtuelle.

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L’agence a accordé, vendredi soir, une autorisation en urgence au vaccin de l’alliance Pfizer/BioNTech, donnant le coup d’envoi à une immense opération logistique pour le distribuer à travers les États-Unis. La première injection est attendue dès samedi, a promis Donald Trump sans donner de précisions.

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Quelques heures plus tôt, le président américain avait qualifié la FDA de «grosse tortue lente» et l’avait exhortée, sur Twitter, à autoriser «le fichu vaccin MAINTENANT». Selon le Washington Post, la Maison-Blanche avait même sommé Stephen Hahn d’annoncer le feu vert dans la journée de vendredi ou de démissionner.

Le chef de la FDA a aussi assuré que la rapidité dans l’autorisation ne remettait pas en cause le sérieux des vérifications, soulignant que les essais cliniques et «d’importants contrôles de sécurité» allaient se poursuivre parallèlement à la distribution du vaccin à la population américaine.

L’agence a par ailleurs précisé les cas d’allergies considérés comme des contre-indications à l’administration de ce vaccin, après deux cas d’allergies graves signalés au Royaume-Uni cette semaine.

«Je veux rassurer l’opinion», a dit un autre responsable de la FDA, Peter Marks. De telles réactions «n’ont pas été constatées dans les données des vastes essais cliniques», et «nous allons continuer à les surveiller de très près», a-t-il ajouté.

Le Dr Marks a expliqué que le vaccin serait déconseillé uniquement aux patients ayant déjà eu des «réactions allergiques graves» à ses composants ou à des vaccins similaires, et pas à toutes les personnes sujettes à des allergies graves au sens plus large.

«Quelque 1,6 % de la population ont eu une réaction allergique sévère à des aliments ou liée aux conditions ambiantes. Nous ne voulons vraiment pas qu’autant de personnes soient privées du vaccin», a-t-il expliqué. «Nous sommes en confiance, nous disons aux gens qu’à moins qu’ils aient eu, par le passé, une réaction allergique grave au vaccin ou à un de ses composants, ils peuvent le prendre», a-t-il ajouté.

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