Les banques alimentaires sont submergées
TVA Nouvelles
Déjà que pour certaines familles, c'était difficile de joindre les deux bouts, la pandémie est venue aggraver leur situation. Les banques alimentaires sont submergées de demandes.
Sur le plan de la pauvreté, la situation ne va pas en s’améliorant durant la pandémie. Dans un sondage qu’a mené Mission Bon Accueil, 41% des répondants ont affirmé connaître quelqu’un qui a eu recours à des banques alimentaires.
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La même étude a démontré que près de 50% d’entre eux se situaient dans le groupe d’âge des 18-34 ans. Ceci est une indication que plus d’aide est nécessaire sur le terrain pour soutenir les personnes dans le besoin.
Les banques alimentaires ont l’intention de bonifier leur soutien pour les prochains mois, mais il faudra trouver des solutions à plus long terme pour y arriver.

«Ça prend une réponse en amont. Si nous ne sommes pas capables de réduire la demande, on sera toujours pris avec des augmentations des mesures d’urgence, craint le président de Mission Bon Accueil, Samuel Watts.
«Au niveau politique, ça prendrait une mesure pour changer la réalité et réduire la demande d’aide.»
Par ailleurs, Mission Bon Accueil remettra 7000 jouets aux familles défavorisées dès lundi.
Des augmentations chez Regroupement Partage
Un autre organisme, Regroupement Partage, viendra en aide à 48 000 personnes, cet hiver, et fait face à une augmentation ahurissante des demandes, qui a frôlé les 300%.
«On a bonifié notre aide alimentaire parce que, normalement, elle n'a lieu qu'en décembre. Cette année, ce sera janvier et février également», a indiqué la DG Anne-Marie Ethier.
«Ce sont des mois très, très difficiles dans le milieu alimentaire, ajoute-t-elle. Les tablettes des banques alimentaires commencent tranquillement à se vider. Il y a beaucoup moins de dons.
«Le coût des aliments augmente beaucoup en janvier, en février. Alors, c'est vraiment important que les gens soient généreux.

La magie de Noël opère pour un couple
La famille Vazquez-Gonzalez célébrera son troisième Noël au Québec, et pour la troisième fois en autant d'années depuis qu'elle est arrivée du Mexique avec rien dans les poches, elle aura recours aux banques alimentaires.
Heureusement, la situation est sur le point de changer: le père de famille vient de se dénicher un emploi d’adjoint juridique, ce qui offre de l’espoir aux plus démunis pour se sortir de la misère.
Depuis son arrivée du Mexique, en 2017, la famille Vasquez-Gonzalez a pu compter sur l’aide de Mission Bon Accueil pour se nourrir et vêtir ses jeunes.

«C’est un soutien que je n’avais jamais vu auparavant, a raconté Eumir Vasquez-Gonzalez à TVA Nouvelles samedi. Au Mexique, l’aide pour les immigrants ou les personnes défavorisées, ça n’existe pas.
«J’ai trouvé l’accueil de la population chaleureuse et avec des organismes comme Bon Accueil, c’est plus facile de s’intégrer à la société.»
D'après le reportage d'Elizabeth Rancourt, TVA Nouvelles.