Les Canadiennes triomphent des Américaines pour remporter l’or olympique

1 / 13
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2022-02-17T06:23:18Z
2022-02-17T20:15:09Z

PÉKIN – Dominantes depuis le premier jour du tournoi olympique, les Canadiennes ont mis un point d’exclamation final à leur aventure olympique en battant les Américaines, 3 à 2, la nuit dernière. Elles ramènent l’or au pays après une absence de quatre ans.

• À lire aussi: Hockey féminin: des filles en or

• À lire aussi: Les Canadiennes en or: Capitaine Clutch écrit l’histoire

• À lire aussi: Marie-Philip Poulin : bâtir sa légende

Cette fois, ce rendez-vous au sommet ne s’est pas terminé dramatiquement en prolongation ou en tirs de barrage. Le Canada a effectué le boulot en temps régulier pour gagner la cinquième médaille d’or féminine de son histoire.

Marie-Philip Poulin, encore elle, a terrorisé les Américaines durant tout le match. «Captain Clutch» a fait honneur à son surnom.   

  • Écoutez la chronique de Jean-Charles Lajoie au micro de Benoit Dutrizac sur QUB radio :    

Publicité

Non seulement la Québécoise a-t-elle inscrit un doublé, mais elle est aussi devenue du même coup la première porte-couleurs du Canada à marquer dans quatre finales olympiques différentes, tous genres confondus. 

AFP
AFP

Grande vedette de ce sixième duel en finale entre le Canada et les États-Unis, Poulin a participé aux trois filets des siennes, en plus de menotter l’attaque adverse.          

  • Écoutez le segment sportif de Jean-François Baril diffusé chaque jour en direct à 6h40 sur QUB radio:   

Réplique rapide

Les Canadiennes ont amorcé le match timidement, visiblement nerveuses. Les Américaines ont obtenu la première chance de marquer quand le tir d’Hilary Knight, laissée seule à l’embouchure du filet, a percuté le poteau. 

Après quelques minutes, la troupe de Troy Ryan s’est réellement mise à ronronner comme la puissance qui avait largement dominé le tournoi. 

Publicité

Le but refusé à Natalie Spooner en raison d’un hors-jeu à l’entrée du territoire offensif a vraiment mis en marche le rouleau compresseur. 

Une minute plus tard, postée dans le haut de l’enclave, Sarah Nurse, la meilleure pointeuse de l’unifolié et du tournoi, a redirigé une passe de la jeune Claire Thomson. 

Il n’en fallait pas plus pour que les Canadiennes prennent totalement le contrôle de la rencontre. Hargneuses, elles ont appliqué une pression continue sur leurs rivales, celles-ci étant également incapables de générer l’attaque en raison de la couverture défensive serrée. 

AFP
AFP

Poulin dans l’histoire

Dans un échec avant soutenu, Poulin a porté un dur coup à ses éternelles adversaires américaines. Celles-ci l’ont laissée manœuvrer à sa guise en zone offensive. Un jeu très dangereux, car l’athlète des grandes occasions a fait mouche grâce à un tir voilé qui a trompé la vigilance de la portière américaine, Alex Cavallini. 

AFP
AFP

La meilleure joueuse canadienne de tous les temps a récidivé au second vingt. Sur une descente en surnombre, la rondelle est soudainement apparue sur la lame de son bâton comme elle fonçait au filet. On devinera qu’elle n’a pas raté pareille occasion pour marquer son 17e but olympique, amassant du même coup un 52e point en carrière contre les Américaines. Avec une avance de 3-0, les Canadiennes n’ont surtout pas relâché la pression. Intenses, elles ont chassé la rondelle comme un chien affamé se jette sur un os. 

Publicité

Desbiens garde la forteresse

Les représentantes de la bannière étoilée ont fini par trouver une petite faille en fin de période médiane. En infériorité numérique, la meilleure marqueuse, Knight, a bondi sur une rondelle libre virevoltant dans le demi-cercle d’Ann-Renée Desbiens. 

Une réussite qui a insufflé un peu de confiance dans une domination nettement canadienne. Elles avaient déjà dirigé 24 rondelles vers Desbiens, mais les véritables chances de marquer n’étaient pas si nombreuses.

En retard de deux buts, elles ont accéléré la cadence dans les 20 dernières minutes, mais en vain. La portière québécoise a monté la garde en réalisant 15 arrêts avant de céder en infériorité numérique avec 13 secondes à égrener au cadran.

Desbiens a finalement repoussé 38 rondelles.

L’été dernier, le Canada avait vaincu les États-Unis en prolongation au Championnat du monde. Poulin avait marqué le but victorieux pour ramener l’or au pays, une première depuis 2012.

Byron impressionné par Marie-Philip Poulin    

Au-delà de son propre exploit de disputer un 500e match de saison régulière dans la Ligue nationale de hockey (LNH), l’attaquant du Canadien Paul Byron a tenu des bons mots au sujet de la Québécoise Marie-Philip Poulin, jeudi matin, à la suite de la conquête de la médaille d’or par l’équipe féminine canadienne aux Jeux olympiques de Pékin.

Publicité

«Elle est tellement "clutch"», a formulé Byron, notant la faculté de Poulin de marquer lors des moments importants.

Dans une victoire de 3 à 2 contre les Américaines en finale, l’attaquante québécoise a inscrit deux buts, en plus d'obtenir une mention d’aide.

«C’est une fille incroyable, elle est rapide, intelligente et a un bon lancer», a énuméré Byron à propos de Poulin.

Le joueur du Canadien a précisé avoir pu réaliser pleinement les qualités de la Québécoise sur la glace, il y a quelques années, lors d’un tournage pour la télévision.

«C’est un bon moment pour le hockey féminin, je suis content et je suis fier d’elles», a également mentionné Byron, en félicitant l’ensemble des joueuses du Canada pour cette nouvelle conquête olympique.

McDavid aussi

Byron n’a pas été le seul membre de la planète hockey à encenser Poulin. L’excellent attaquant des Oilers d’Edmonton Connor McDavid s’est également dit impressionné par le travail de sa compatriote.

«Il faut une grande joueuse qui ne craint pas ces moments et elle ça n’a certainement pas été le cas. Elle l'a fait maintes et maintes fois et c'est tellement impressionnant», a glissé le meilleur pointeur de la LNH avant les matchs de jeudi.

À voir aussi            

Publicité