Pandémie: les Canadiens réticents à parler de leur problème financier

Agence QMI
La crise sanitaire de la COVID-19 a eu des conséquences financières pour près de la moitié (46 %) des Canadiens et plusieurs de ces personnes ont du mal à en parler ou à demander de l’aide, indique un sondage.
Publié jeudi, à l’occasion du mois de la littératie financière, le coup de sonde d’Ipsos pour la Banque TD indique qu’environ 34 % des répondants ont un inconfort lorsqu’ils doivent parler de leur problème d’argent.
Environ 31 % des répondants disent qu’ils demanderont l’aide de leur institution financière.
Le sondage, mené entre le 26 et le 28 octobre dernier auprès d’un échantillon de 1001 Canadiens, fait état par ailleurs de l’hésitation des gens à discuter d’argent, aussi bien en personne que même en ligne.
En fait, six répondants sur dix ont indiqué avoir peur d’aller chez le médecin que de parler à leur conseiller financier. De plus, une personne sur dix (13 %) a dit préférer avoir un traitement de canal pour éviter de parler d’argent. Ils sont 24 % à préférer discuter de politique plutôt que d’argent.
«Nous savons que de nombreux Canadiens sont mal à l’aise de parler de leurs finances personnelles, mais demander de l’aide pour gérer son argent est une étape extrêmement importante vers la santé et la confiance financières», a fait savoir par communiqué Nicolas Brazeau, planificateur financier, Gestion de patrimoine TD.
En général, les gens ne veulent pas parler de leur situation parce qu’ils pensent que c’est impoli d’en parler (37 %) ou parce qu’ils ne veulent pas être jugés (18 %).
Or, ne pas être capable de parler de ses problèmes financiers nuit aux possibilités d’un redressement de la situation, souligne l’institution financière.
M. Brazeau milite pour plus d’éducation financière au pays afin de réduire la stigmatisation souvent associée aux conversations sur les finances personnelles.