Vaccination: les cliniques de voyage veulent aider
Agence QMI
L’industrie du voyage étant à un point mort, les cliniques de voyage lèvent la main pour aider dans la campagne de vaccination contre la COVID-19, mais semblent être ignorées par le gouvernement.
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Tandis que le gouvernement cherche à recruter des centaines de professionnels pour contribuer à la campagne de vaccination massive, ces experts qui vaccinent habituellement les voyageurs soulignent qu’ils sont disponibles pour le faire, faute de clients.
«On est en train de former des chiropraticiens, des vétérinaires, toutes sortes d’autres professionnels, alors que dans ces cliniques-là, il y a l’espace, il y a la sécurité, il y a l’expertise et, comme plusieurs autres entrepreneurs, il y a un désir de garder cette activité-là viable pour attendre que les voyages reprennent et avoir toujours un service expert à offrir aux voyageurs canadiens quand ce sera le temps de reprendre les voyages», a dénoncé la Dre Dominique Tessier, directrice médicale des cliniques du Groupe Santé Voyage, en entrevue à LCN.
Ces cliniques qui, en plus de vacciner les voyageurs, offrent aussi la vaccination de santé publique, sont déjà équipées pour inoculer un grand nombre de personnes.
Les locaux, le personnel déjà formé, les congélateurs et les réfrigérateurs pour conserver les vaccins, tout est déjà en place pour accueillir les patients.
«Depuis l’automne, on a mentionné qu’on était disponibles pour faire la vaccination et on n'a eu aucune réponse du côté des CIUSSS», a déploré la Dre Tessier.
La directrice médicale des cliniques du Groupe Santé Voyage ne comprend pas, d’ailleurs, pourquoi le gouvernement du Québec s’est entendu avec les pharmacies avant les cliniques voyage.
«On a plusieurs salles et plusieurs infirmières sur place. On a des salles d’attente qui sont dédiées exclusivement pour ça, alors que dans les pharmacies, vous avez déjà vu des salles d’attente dans les pharmacies? Moi pas. Alors comment vont-ils faire pour faire un roulement adéquat avec un grand volume dans une pharmacie? Ça va être extrêmement difficile», croit la Dre Tessier.
Elle soutient que les propriétaires de cliniques, qui veulent maintenir leurs activités et éviter de licencier leur personnel afin de les envoyer dans les CIUSSS, ne comprennent pas pourquoi le gouvernement les écarte.
«Je ne comprends pas cette réticence à ne pas permettre à des cliniques qui ont toujours dit présent, parce qu’on offre la vaccination de santé publique pour les autres vaccins depuis toujours, gratuitement, à nos patients, alors pourquoi, en ce moment, il y a cette réticence à offrir la vaccination à un plus large nombre de personnes à travers le Québec», a questionné la Dre Tessier.