Les conditions météo favorisent l’augmentation de la population de cerfs... sur l’île de Montréal
Agence QMI
La présence de cerfs de Virginie dans l’est de Montréal peut surprendre, mais les conditions météorologiques récentes favorisent la croissance de cette population en milieu urbain, explique un biologiste.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les cerfs de Virginie s’adaptent bien à la ville. On en observe notamment au parc nature de la Pointe-aux-Prairies et au bois d’Anjou.
« Les cerfs de Virginie se plaisent très bien en ville, ce n’est pas unique à Montréal. Un peu partout dans l’est de l’Amérique du Nord, on a quand même des densités élevées de cerfs en milieu urbain, périurbain », explique Martin Leclerc, professeur en biologie à l’Université du Québec à Chicoutimi, en entrevue à QUB radio et télé, diffusé simultanément sur les ondes du 99,5 FM Montréal.
Dans l’est de l’île, leur nombre serait d’environ une centaine, mais les données exactes varient selon les années.
« Les conditions météo [jouent] beaucoup, mais on s’entend que depuis les dernières années, les nuages, la quantité de neige [...], ça favorise les populations de cerfs. »
M. Leclerc explique également qu’une densité trop élevée entraîne des impacts sur l’environnement.
« On le voit surtout au niveau du broutement. Le cerf va manger jour après jour, ça va faire un broutement qui est chronique. [On va alors voir] une perte de régénération forestière. On voit une biodiversité végétale qui est abîmée. Et c’est comme ça qu’on sait qu’on est en surpopulation [...]. On est capable de voir à certains endroits qu’il y a très peu de régénérations forestières. »
Pour limiter la population, différentes mesures existent, mais l’abattage demeure souvent l’option la plus efficace.
Écoutez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.